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Vème Partie de notre Dossier sur les Emballages Bières
Dans cet article nous allons parler des « Présentoirs de Comptoir » pour bouteilles de bières.

 

En anglais on trouve ces outils sous le nom de « Counter Display », parfois sous le nom de « Visual Merchandising Display » mais aussi de « Glorifier Packaging ».
Beaucoup de marques et de produits ne sont pas assez valorisées sur les linéaires et sur les comptoirs et même pendant des évènements marketing ou commerciaux.
C’est dommage quand beaucoup d’entre-elles se sont premiumisées et que cet effort n’est pas relayé sur les points de vente.

 

Les « Présentoir de comptoir » ont plusieurs objectifs :

- Capter l’attention du Consom-Acteur
- Améliorer le « Branding » compenser un déficit de notoriété de la marque ou du produit. Cela concerne particulièrement les petites brasseries et les nouveaux produits.
- Améliorer la cohérence entre l’image vraie, l’image voulue et l’image perçue,
- Rappeler toutes les valeurs et les qualités du produit présenté sur les lieux de vente : sur un comptoir de caisse enregistreuse ou bien même dans le linaire et dans les vitrines d’exposition spécialisées ou bien même sur les lieux de consommation un comptoir du bar par exemple.
- Susciter chez le consommateur une forme subliminale d’introspection et d’analyse de ses besoins primaires, (pour la bière : soif, …) et secondaires (plaisir, convivialité, créer une émotion) (appartenance, estime et accomplissement de soi) pour qu’il décide de l’achat du produit présenté.
- Accentuer le besoin sur le lieu de présentation.
- C’est aussi l‘outil incontournable pour répondre à l’attrait pour les premiums ou la nouveauté de la majorité des consom-acteur.
- En quatre mots : améliorer la visibilité et l’image du produit présenté ou de la marque, accroitre la valeur perçue et maximiser les ventes.

 

Il ne faut pas oublier qu’entre 52 et 76% des achats de produits de consommation sont décidés par le consom-acteur au moment où il voit le produit, le repère.
Les achats de dernière minute ou impulsifs et les présentoirs de comptoir, sont complémentaires et représentent un concept marketing efficace.
Lorsqu’il est bien conçu, il suscite chez le consommateur l’émotion nécessaire à l’achat impulsif s’il ne connaissait pas le produit, ou d’un nouvel achat (approvisionnement) s’il connaissait le produit.

C’est donc un outil dont la conception (Forme-Volume et Impression) exige pour être efficace beaucoup de réflexion, de coopération et de partenariat avec le fournisseur pour tenir compte des valeurs du brasseur, de son positionnement commercial ou sociétal, etc….
Il est nécessaire aussi de concevoir un emballage secondaire pour protéger l’intégrité du présentoir et des produits contenus lors des transports entre le lieu de conditionnement et le lieu d’exposition.

 

Forme et Volume

 

Au niveau forme et volume l’originalité est de mise pour capter l’attention du consom-acteur et provoquer un temps d’arrêt sur image.
Il a ainsi le temps de prendre connaissances de l’ensemble du message imprimé de toutes les valeurs et les qualités du produit présenté, pour décider de l’achat du produit ou non.
L’originalité de la forme du présentoir est perçue à ce moment là comme une impression en 3D.
N’oubliez pas que sur un LINAIRE où le produit par exemple est présente sur de 20cm (facing), le consom-acteur n’a environ qu’une demi seconde pour repérer le produit et prendre sa décision.

A la caisse, au comptoir, profiter des temps où le consommateur est arrêté pour lui présenter les produits est un gage de ventes supplémentaires.
D’après une étude du POPAI : "Face à une offre abondante de références et de produits, un présentoir créatif et convaincant a toute chance de capter l’attention et valoriser ce qu’il présente.
La créativité des supports est non seulement capable de mettre en avant la marque et le produit, mais elle peut surtout transformer l’acheteur inconscient en client conscient !"

 

Message

 

Au niveau du message imprimé, celui-ci doit rappeler l’univers et les valeurs de la marque, ainsi que les aspects différentiant du produit. Il peut représenter un lieu de consommation, un mode de consommation, un instant de consommation. ….

Aujourd’hui où tout le monde à un Smartphone , il est indispensable d’imprimer bien visiblement un code QR ou une surface imprimée spécialisée permettant des connexions internet avec le site du producteur, ceci afin d’obtenir des informations sur la production, les valeurs du producteur, l’obtention de réductions, etc… C’est un formidable outil de marketing direct pour créer de l’empathie et de la sympathie avec le produit.

 

Quelques exemples des divers types de présentoir de comptoir :

1- Présentoirs en forme générale de L

 

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2 - Présentoir Glorifier :

Il s’agit de présentoir comprenant le plus souvent divers matériaux, de la lumière, parfois des hologrammes, souvent de la technologie élaborée tel que diffuseurs de parfums, etc  .

 

 

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3 – Présentoir de rayon ou stop Rayon que l’on peut assimiler aux Présentoirs de comptoirs par leurs fonctions.

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Faites de ces OUTILS MARKETING, de vrais leviers pour développer vos ventes. Dans les bureaux d’études de Smurfit Kappa il y a des concepteurs qui débordent d’idées. Profitez-en!

Dossier Emballages :

I - Les Collerettes, Clips, Poignées et autres Emballages Portables

II - Packs, Hyper-Packs, Multi-Packs

Hors-Série : III - En Avent la Bière! La vague de fond des Packagings Calendriers de l’Avent

 IV - les Coffrets et Autres Emballages Premiums

 

Retrouvez tous les emballages cartons dans le catalogue Smurfit Kappa

 

Avec plus de 150 étiquettes sélectionnées sur une base de près de 2000 photos prises cette année à travers les salons et caves de France (et un peu ailleurs dans le monde), cette seconde édition de notre Best Of est riche en créativité. La preuve du dynamisme des Brasseurs en la matière et de la montée en puissance et en gamme de la bière artisanale.

 

Si l’année dernière, notre sélection parcourait les styles graphiques, nous nous sommes plus intéressées pour ce Best Of aux techniques et aux thèmes des illustrations. Du côté techniques, les découpes d’étiquettes nous ont marqués par leurs originalités, ainsi que l’utilisation novatrice de « beaux » papiers mais aussi les dorures et gaufrages. Du côté illustration, des déclinaisons et détournements de gammes de bières nous ont bien émerveillés et rendus cervalabélophiles (collectionneurs d’étiquettes de bières).

Bien entendu cette sélection n'est pas exhaustive, et puis le packaging et la perception du consommateur ne s’arrêtent pas seulement à l’étiquette mais aussi à son harmonie avec la bouteille, la capsule, d’autres éléments de décors et même son emballage, et puis surtout au contenu de la bouteille !

 

Techniques

 

Dorures :

Mise en valeur d'éléments par le relief.

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Papiers :

Utilisation de papiers originaux ou texturés

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Découpes & Formes :

Le "sur-mesure" qui sert à l'identité d'une marque

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Découpes et Animaux!

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Etiquettes Transparentes et Sérigraphies

Utilisation des espaces négatifs

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Des Concepts :

Bouteilles peintes à la main, étiquettes-col, écharpes,... On a eu un coup de Coeur pour le concept du Brasserie du Pays des Lacs, qui nomme ses bières en fonction des lieux à visiter et donne les itinéraires de ballades.

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Concept - Bouchons :

Des bouchons cheap en plastiques et des bouchons cires

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Informatifs :

Des présentations sympathiques et ergonomique

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Design

 

Animaux :

On aime beaucoup les variations et détournements de Volcelest

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Réalisme et Bande Dessinée :

De belles illustrations de différents styles

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Créatures et fantastiques :

Lutins, Fées, Trolls et autres personnages

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Grunge et Urbain :

Un coup de cœur pour les gammes de La Débauche et Zoobrew

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Design et Géométrie :

Utilisation des lignes et des espaces négatifs.

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Post-Moderne et Crafts :

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Photographiques et Arts :

On aime ou on aime pas, l'utilisation de photos ou d'œuvres d'art sur les étiquettes.

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Rétro :

Vintage

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Dark, Goth :

Côtés obscurs

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Iconiques :

Icones et Symboles

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Co-Branding, Histoire & Géographie :

Des bières qui s'inspirent de leurs patrimoines locales, d'un lieu ou d'une époque, et des bières qui s'associent à des entités et artistes locaux pour des éditions spéciales.

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N’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires et/ou à nous envoyer vos plus belles étiquettes.

 

Consulter le Best Of 2016

 

Dossier Créer une Etiquette de Bière :

 

Partie 1 : Obligations Légales

Partie 2 : Aider et Eduquer le Consommateur !

 

 

 

BtoBeer est partenaire du Saint-Malo Craft Beer Expo, 3 jours dédiés à la bière artisanale française et internationale, du 23 au 25 mars 2018 au Parc des Expositions Le Quai à Saint-Malo.

 

Avec une première journée dédiée aux acheteurs Pros (cavistes, caves à bières, Bars à bière, l'univers du CHR au sens large plus les réseaux de distribution…), permettra aussi aux Brasseurs et visiteurs en recherche de solutions pour leurs brasseries de rencontrer des fournisseurs de la filière brassicole, dont les Partenaires BtoBeer. Des conférences et Ateliers à destination des "Pros" seront proposés durant cette journée le tout au cœur de St Malo en Bretagne.

 

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Les deux autres journées permettront au public de découvrir la quarantaine de Brasseurs venant de tous les horizons qui sont attendus. Les Craft Cider ont été aussi invités à rejoindre le Saint-Malo Craft Béer Expo.

Des "Experts Bières" ont également confirmés leurs présences pour animer Conférences et Ateliers dont celui « accords fromage et bière » tout le week-end ! Tandis que le CFA boulanger-pâtissier de la faculté des métiers d’Ille-et-Vilaine sera présent le samedi pour préparer pain à la bière, gelée de bière, chocolat à la bière…

 

Il est encore temps de faire participer votre Brasserie et de représenter votre région, en vous inscrivant sur le site du Saint-Malo Craft Beer Expo ! *

*There is still time to get your Brewery participate and represent your region by registering on the Saint-Malo Craft Beer Expo website!

 

En attendant, n’hésitez pas à le noter dans votre agenda ! En espérant vous retrouvez nombreux à ce rendez-vous de la Bière en Bretagne en 2018 !

 

Saint Malo Craft Beer expo tonnere de biereSaint-Malo Craft Beer Expo du 23 au 25 mars 2018
Adresse : Le Quai : Bassin Duguay-Trouin – Saint-Malo

Vendredi 23 mars
9 h 30 > 18 h : Salon réservé aux professionnels (uniquement sur invitation ou inscription en ligne). Les professionnels inscrits en ligne doivent présenter leur carte professionnelle.
18 h > 22 h 00 : tout public.
Samedi 24 mars
10 h 30 > 20 h : tout public.
20 h > 21 h : cocktail exposants. (fermé au public)
Dimanche 25 mars
10 h 30 > 18 h 30 : tout public.

 

A retrouver aussi dans notre agenda

st malo craft beer expo partenaire btobeer

 

Le Comptoir Agricole, premier producteur de Houblon en France, a lancé début septembre au Drinktec de Munich sa nouvelle marque Hop France afin de s'engager dans le développement de la culture du Houblon dans l'hexagone aux côtés des néo-planteurs, et de promouvoir ainsi la qualité des Houblons Français à l'International.
Son site internet comptoir-houblon.fr refondu aux couleurs de Hop France vient d'être mis en ligne.

 

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Avec l'engouement des dernières années de brasseurs et d'agriculteurs pour relancer la production de Houblons locaux en France, le Comptoir Agricole a décidé d'apporter son soutien aux projets des Néo-planteurs, en proposant des services destinés à valoriser qualitativement ces néo-productions, dont notamment la certification :


- La Création d'un programme de formation « Houblon Expert » destiné à apporter aux futurs planteurs tous les ingrédients pour réussir leurs cultures, tant au niveau technique que dans l'encadrement des équipes de travail.

- La Réalisation des analyses nécessaire à la Certification des productions au regard des règles en vigueur en Europe.

- Un Service de Pelletisation (en réflexion avancée) auprès de ses partenaires traditionnels.

- La Vente de plants des principales variétés alsaciennes pour des productions hors Alsace contractuelles avec accompagnement technique.

- La Possibilité de rachat des surplus des variétés alsaciennes, sous réserve de leur certification, pour une commercialisation sur les marchés extérieurs auprès des clients du Comptoir Agricole

 

La marque Hop France, tel un label de qualité, a pour objectif de mieux promouvoir les qualités aromatiques mais aussi intrinsèques des houblons français.

 site hop france vente comptoir houblon alsace

 

Le site comptoir-houblon.fr est ainsi refondu aux couleurs de Hop France et modernisé afin de mettre en valeur ses houblons fins issus du Terroir français.

Ce nouveau site internet a donc pour objectifs d'améliorer l'expérience d'achat sur tous supports (pc, mobile, tablette). Le choix délicat d'un houblon ne se faisant pas au hasard et de nouvelles variétés voyant régulièrement le jour. Fort de son expérience de la houblonnière à la salle de brassage, le site Hop France est à présent conçu pour aider à choisir son houblon selon ses besoins et de pouvoir aussi effectuer ses achats depuis tout terminal mobile. Les brasseurs pourront y retrouvez également des conseils et de la documentation technique.

 

choix houblon alsace hop france comptoir

 

Enfin ce site veut valoriser la production de houblons d'Alsace, comme le précise le Comptoir Agricole : « Après cinq ans d'existence dans le e-commerce, il est indispensable de présenter le Terroir qui fait la force de nos houblons, les hommes qui y travaillent au quotidien, les variétés qui sont uniques. Ce site est ainsi la vitrine d'une région, où des hommes déterminés produisent un houblon de qualité. Nous avons fait la place belle aux visuels. »

 

Visitez le nouveau site Hop France

 

 

 

GAI présente cette semaine au salon du Simei@Drinktec 2017 à Munich, le MLE 4441 CAN son nouveau monobloc d'encannage de la gamme à becs électropneumatique MLE, très attendu depuis sa présentation fin 2016 par les microbrasseurs, qui désirent embouteiller également dans des canettes.

 

monobloc gai mle 4441 can embouteillage canette boite biere

 

 

Grâce à une tireuse à 4 becs électropneumatique avec injection de gaz inerte, le système permet une protection maximale de la bière contre l'oxygène, tout en assurant une cadence de remplissage en 33cl de 1200 canettes de bières par heure.

Contrôlé par un panneau électronique le monobloc se compose :


systeme encannage embouteillgae canette boite biere gai mle- d'une rinceuse double-phase à 4 postes,
- d'une tireuse à 4 becs électropneumatique avec injection de gaz,
- d'une station de distribution de couvercles avec mise sous gaz et jetting à 4 postes,
- d'une sertisseuse à couvercle mono-tête
- d'une balance et d'un expulseur afin de vérifier le remplissage
- d'une station de lavage en sortie avec réserve de couvercle

 

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Vous pourrez découvrir la MLE 4441 CAN cette semaine sur le stand GAI au Simei@Drinktec, Hall C3 - Stand 301, qui a de plus reçu une Mention Spéciale du Simei cette année pour sa trieuse de bouteilles 45012; ainsi que fin novembre au SITEVI de Montpellier.

 

Fiches Techniques PDF Mle 4441 CANDocumentation Encanneuse MLE 4441 CAN

catalogue machine embouteillage biereFiche du MLE 4441 CAN sur BtoBeer

bulles questionDemande d'Informations ou de Devis

 

Bières Africaines traditionelles et inustrielles

 

Avec 5% de croissance par an en moyenne jusqu’à 2020 et 300 millions de nouveaux consommateurs potentiels de bières qui sont attendus d’ici 2030, une production de bières traditionnelles intégrée dans une économie circulaire avec des aspects sociaux de convivialité et d’intégration, les chiffres du marché et la culture de la Bière en Afrique sont impressionnants et attirent la curiosité.

 

Tout d’abord par ses acteurs, 2/3 de la production étant des bières traditionnelles,-les « calebassées », mot d’origine burkinabé, car bues dans des calebasses-, fabriquées « maison » avec des ingrédients locaux très spécifiques (sorgho, millet, manioc, banane,…), leur production et leur consommation revêtent également des aspects sociaux-culturels importants. En effet les bières traditionnelles descendent pour la plupart du Zythum, bière égyptienne fabriquée dans l’Antiquité, leurs histoires et leurs évolutions sont multimillénaires. D’un autre côté, de grands groupes internationaux qui se partagent la plus grande partie de la production des bières industrielles, les bières dites « cravatées » car embouteillées et étiquetées, en s’adaptant de plus en plus aux goûts et ingrédients locaux.

 

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Alors que la consommation de bière moyenne en Afrique est de l’ordre de 10 litres par an par habitant, (30 pour la France, 68 pour l’Angleterre, 106 pour l’Allemagne) ce chiffre est très variable selon les pays, ainsi l’Angola et l’Afrique du Sud sont à plus de 60 litres, et c’est oublier qu’une grande partie des africains ne boit pas car étant de confessions musulmanes même si des dérivées comme les boissons maltées et de types porridges fermentés fluides sont très consommés dans les pays d’Afrique. Enfin économiquement, là où en moyenne il faut 17 minutes de travail à un américain pour acheter une pinte de bière, un africain a besoin de 2 à 6 heures…

Quoi qu’il en soit, aller à la découverte des bières africaines traditionnelles c’est aussi aller à la découverte des origines et des bases du brassage au travers du maltage et de la fermentation !

 

I Production Artisanale : les bières calebassées !

 

Elles se nomment Dolo, Tchapalo, Tella, Billi Billi, Tchoukoutou, Chibuku, Umqombothi, … selon les pays, mais aussi selon les céréales et ingrédients utilisés : mil, sorgho, éleusine, maïs, manioc et même banane !

La fabrication de bières artisanales traditionnelles, est le plus souvent réservée aux femmes, appelées par exemple Dolotières dans les pays du Dolo, organisées en corporation, surtout en Afrique de l’ouest. Les recettes sont transmises à travers les générations, de mère en fille car les hommes sont tenus à l’écart de l’élaboration. Entre la trempe du malt et la fermentation, une dizaine de jours en moyenne sont nécessaires. Les méthodes de brassage diffèrent selon les céréales et plantes utilisées et la « destination » de la bière, un kilo de mil par exemple permet de produire entre 2 et 6 litres de bières de « consommation » ; les bières « cérémonielles » contiennent quant à elles jusqu’au double d’eau et sont brassées avec les variétés de céréales les plus anciennes. Des boissons maltées non fermentées, dérivées pour la plupart du processus de la bière, sont également produites et destinées entre autres aux enfants.

Les bières traditionnelles, dont les principes de maltage et de fabrication sont assez similaires aux bières européennes de fermentation hautes, ne sont ni filtrées ni pasteurisées, assez opaques, elles sont très instables car leurs fermentations lactiques puis alcooliques ne sont pas contrôlées, et peuvent donc prendre rapidement +5° alc et tourner à l’aigre en quelques jours. Les bières artisanales ont toutes une palette de tonalité allant des clairs aux très foncés, contenant entre 2 et 6% d’alcool. Elles sont consommées très rapidement après leur fabrication, en général dans les 24 heures (jusqu’à 3 jours), bues dans une calebasse partagée, parfois avec une paille afin d’éliminer le maximum de résidu, méthode utilisée depuis l’Egypte antique. Très nutritive, elles sont aussi considérées comme un « pain liquide ». L’assimilation de fer à partir de bières au sorgo ou au maïs serait ainsi plus de 12 fois supérieures à ce qu’elle serait à partir de ses composants. Elle constitue une part importante de l’alimentation des paysans et des plus pauvres dans certaines régions et est consommée par tous, hommes comme femmes, dès l’adolescence.

 

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Revêtant aussi une dimension religieuse et sociale, on l’offre en présents aux familles pour les baptêmes, les mariages et les enterrements, servant d’offrande aux figures sacrées et aux ancêtres des villages dans les rituels anciens. La bière est par exemple très présente dans la culture Dogon au Mali, où la première part de la production est donnée avant sa vente aux parents défunts de la brasseuse pour se prévenir de leur irritation, et où elle sert à élire l'homme le plus puissant de l'assemblée des sages lors de joutes oratoires. Au Congo, chez les Nande, la bière de banane est partagée entre 5 calebasses, pour le chef, le propriétaire de la bananeraie, le propriétaire de l’auge, les brasseurs, et le reste du village (et le commerce), coutume démontrant le rôle social et non commercial de la bière traditionnelle. Dans le sud de l’Afrique, la bière est aussi offerte en signe de Bienvenue, et l’on s’enquiert très vite du goût des visiteurs pour celle-ci.

La bière est également partie intégrante de l’économie rurale, les 2/3 des bières vendues en Afrique sont ainsi des bières traditionnelles « faites maisons » que l’on trouve facilement sur les « marchés de bières » et dans les cabarets et les bars, dégustée avec de très longues pailles dans des calebasses, elles y sont bien moins chères aussi que les bières classiques produites avec des malts et des houblons importés. Les bières traditionnelles servent parfois de moyen d’échange. S’inscrivant dans un système circulaire où culture et agriculture sont étroitement liées, la bière joue un rôle essentiel dans les échanges et la convivialité.

 

Les Variétés de Bières traditionelles

 

On peut distinguer 3 grands groupes de bières artisanales africaines en fonction de l’origine des amylases (les enzymes nécessaires à l’hydrolyse de l’amidon) :

Les bières fabriquées à partir de malts obtenus de différentes céréales germés : sorgho, mil, éleusine, teff, fonio, maïs,.. Parmi les bières les plus connues : Dolo, Tchapalo, Tella,…

Les bières produites par la fermentation d’une bouillie de fruits ou de plantes (banane ou manioc,…) sans nécessairement effectuer les opérations de maltage bien que de la farine de malt soit ajoutée pour activer le processus enzymatique. Dont les bières Kasiksi, Mbégé, Urwagwa,…

Les bières obtenues à partir des amylases des racines, d’écorces ou de feuilles,-qui ont parfois des propriétés médicinales ou même aphrodisiaque-, qui liquéfient instantanément l'empois d'amidon formé par la cuisson des céréales ou des plantes cuites au préalable. Dont la bière Munkoyo ,…

 

Bières de Malts

 

En Afrique, les variantes régionales les plus connues sont les Dolos et les Tchapallos à l’ouest, les Chibukus dans le sud et les Tellas à l’est qui diffèrent par les céréales utilisées. Parmi les céréales les plus cultivées, le sorgho compte 25 variétés destinées à la bière. Les sorghos rouges sont les plus employés pour les bières traditionnelles. Boisson trouble, elle a un léger goût de levure et est un peu acide. Riche en calories, en vitamines B (thiamine, acide folique, riboflavine et acide nicotinique), et en acides aminés essentiels telle que la lysine, elle participe à hauteur de 20% à l’alimentation des populations dans certaines régions.

 

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L’originalité de ces bières est le maltage des céréales préalable, processus qui permet d’établir un certain parallèle avec les bières classiques européennes puisque les étapes sont identiques.

Le maltage du sorgho pour le Dolo par exemple, est constitué de 3 étapes, d’abord le trempage qui permet de laver et d’améliorer la résistance mécanique et thermique des grains, suit la germination à basse et haute température afin d’activer le processus enzymatique, enfin le touraillage, séchage qui permet de stopper ce même processus après avoir retiré le malt vert. À l’issu du maltage, le grain est concassé en farine plus ou moins grossière pour l’empâtage.

Par la suite, le brassage est effectué sur plusieurs jours avec différentes étapes de séparation et de réincorporation du dépôt et du liquide, et de cuissons. Après décantation de l’empâtage, le dépôt est mis à cuire pour faire bouillir les matières insolubles puis réincorporé au liquide surnageant provenant de la décantation et cuit. La « salade » du mélange est cuite à 80° puis mise au repos, passant progressivement du brun à l’orangé et de l’acide au sucré.Après filtration, le mout est porté à ébullition pour le concentrer et l’ensemencer avec du levain provenant de précédents brassages, (la levure la plus rencontrée est la Saccharomyces cerevisiae, utilisée depuis la Haute Antiquité pour le pain, le vin et la bière, qui transforme les sucres fermentescibles en alcool et en gaz carbonique), afin d’activer la fermentation alcoolique et lactique qui se déroule sur une dizaine d’heure la nuit, la température idéale de fermentation étant de l’ordre de 20°C. Avec 3% d’alcool en moyenne, la bière mise en jarre est prête à être vendue au petit matin.

 

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 Schéma de fabrication des bières Dolo (d'après E. Jolly, et JP Hébert et D. Griffon)

 

Bière de Fruits et de Plantes 

 

Les bières à base de banane et de manioc sont les plus communément trouvées dans cette catégorie. En fonction des régions, on leur ajoute des malts de sorgho, de millet ou bien de maïs mais leur fermentation est due à leur murissement forcé.

 

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Cinq étapes sont ainsi nécessaires à la fabrication de la bière de banane. Tout d’abord, le mûrissement des fruits en fossé, préchauffés et recouverts de feuilles de bananes, ou sur claie au-dessus d’un fourneau pour plusieurs jours. Puis, l’extraction du jus par le pressage de la pulpe des fruits effectuée à l’aide de touffe de graminées telles les inflorescences de papyrus, suivie de la récupération du moût. Après filtration à l’aide de plantes, la fermentation est activée par l’ajout d’additifs, d’eau et de malts dont les enzymes servent à la dégradation de l’amidon de banane en assurant en parallèle la fermentation lactique. La fermentation dure 24 à 72h, sa teneur en alcool finale oscillera entre 2 et 5°. Enfin l’affinage, où la bière est de nouveau filtrée puis refroidie et stockée. La bière de banane se conserve presqu’une semaine. Assez calorique elle est riche en vitamine B, en protéine et en acides aminées.

schema fabrication biere banane

 Schéma de fabrication des bières de bananes (d'après Delaude, Mulkay, Ngoy, Pauwels)

 

Bières de Racines 

 

Une des bières des plus curieuses est sans doute la Munkoyo, préparée avec la racine du même nom, en Zambie et au Congo. En effet, les amylases de cette racine - les enzymes qui interviennent dans le processus de saccharification- ont de grandes similitudes avec celles du malt d'orge, et le remplacent donc.

 

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Cinq étapes se succèdent pour sa fabrication. Après avoir préparé une farine (maïs, manioc ou sorgho) qui sert à l’empâtage, la cuisson permettra d’obtenir de l’empois d’amidon qui sera liquéfié par l’ajout de racines de munkoyo. À l’issu d’une première filtration, une fermentation spontanée démarre, alcoolique et lactique. L’affinage accompagné d’une dernière filtration est réalisé en fonction de sa destination. En effet, le munkoyo se boit soit frais (0,43% d’alcool) pour les enfants, soit partiellement ou complètement fermenté.

 

Schéma de fabrication des bières munkoyo racine

Schéma de fabrication des bières munkoyo (d'après JP Hébert et D. Griffon)

 

 

II Production Industrielle : les bières cravatées !

 

Si des brasseries modernes ont été créées dès le 17ème siècle en Afrique (1664 en Afrique du Sud), le véritable essor est apparu au 19ème siècle. L’Afrique a ainsi vu se constituer SAB-Miller, l’un des plus grands groupes de bière des dernières décennies, racheté en 2015 par AB Inbev pour 106 milliards de dollars.

Quatre grands conglomérats sont actuellement présents en Afrique et se partagent près de 90% du marché officiel de la bière : Ab Inbev- SAB Miller surtout présent dans les pays d’Afrique australe et orientale avec une production de plus de 450 millions d’hectolitres, en seconde position le groupe français Castel présent dans les pays francophones d’Afrique de l’Ouest et centrale depuis les années 60 au travers de sa filiale Brasseries et Glacières Internationales et produisant environ 60 millions d’hectolitres (2014), Diageo (EABL, Guiness) et Heineken.

 

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Ayant pu bénéficier dans certains pays de situation de quasi-monopole par le passé grâce à des accords avec les gouvernements, ou d’alliance entre les groupes comme celui entre SAB Miller et Castel depuis 2001 ou de EABL et SAB Miller dans les années 90, les marchés commencent à se redévelopper. D’autres acteurs plus petits commencent à s’implanter comme par exemple Bavaria en Ethiopie. Ce sont ainsi des dizaines de marques qui se côtoient en Afrique, même si chaque pays possède sa ou ses marques nationales.

 

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Si les bières industrielles produites en Afrique sont surtout des Pills, et quelques stouts, la production commence à évoluer. Plusieurs gouvernements ont établi des régimes fiscaux spéciaux pour favoriser le développement des cultures, stimuler leurs utilisations dans la production de bière, et ainsi développer l’économie locale car cela permet aux agriculteurs de bénéficier de meilleurs revenus que par les canaux traditionnels en ayant des débouchés assurés pour leurs productions. Les matières premières importées comme le houblon ou les malts sont ainsi très largement taxées, jusqu’à 100% !

Conséquence, les industriels s’intéressent aux ingrédients des bières traditionnelles et commencent à produire à large échelle des bières classiques à base de sorgho, d’igname ou de manioc qui coutent moins chers, 70% du prix d’une classique, grâce également aux baisses des droits d’assises. Les importations d’orges ont ainsi été réduites de 40%, et les brasseurs industriels se tournent de plus en plus vers les métiers de l’agriculture et de l’agroalimentaire en prenant des participations ou en créant progressivement des cultures de houblons (AB Inbev-SAB Miller en Afrique du sud) ou bien de céréales (Diageo avec du sorgho également en Afrique du sud).

 

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D’ailleurs, ce n’est pas que les grands brasseurs industriels ne se sont jamais intéressés aux bières traditionnelles. En effet, l’une d’elle, la Chibuku, est produite de manière « industrielle » depuis 1950 en Zambie. Commercialisée dans 11 pays, elle fait partie du portefeuille de SAB-Miller depuis 1999. Vendue en brique, la star de la gamme s’appelle la « Shake-Shake » car, comme son nom l’indique, il faut bien secouer afin de remettre les particules en suspension avant de la consommer. Sa fermentation reste incontrôlée, et le taux d’alcool passe de 0,5 à 4% en quelques jours. Pour pallier à ce défaut, la dernière-née de la gamme la Shibuku-Super est pasteurisée afin de fixer son % d’alcool et lui donner une plus longue durée de vie.

 

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Le marché africain de la bière, au potentiel considérable, est en continuelle évolution tant dans ses acteurs que dans ses processus, et son paysage pourrait même encore évoluer avec l’arrivée des Microbrasseurs. Si on en compte déjà plus d’une cinquantaine en Afrique du Sud, ils émergent progressivement ici et là dans les autres pays, comme Inland au Ghana ou bien Divouba au Congo. À l’image de cet énorme et magnifique continent et de sa diversité, les bières d’Afrique ne cesseront de nous étonner et de nous inviter à l’exploration et l’expérimentation.

 

 

btobeer africaV.F. 

 

Références :

Boire avec esprit: bière de mil et société dogon - Eric Jolly - Publications de la Société d'Ethnologie - 2004 : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100652720

Bars et cabarets du pays dogon. Un boire individuel ou communautaire ? : http://www.beer-studies.com/explorer?geo=14&chrono=150&theme=110&onetheme=true

Parallele entre les bières industrielles et les bières traditionelles africaines :http://canettecontrecalebasse.chez.com/accueil2.html

La préparation de bière de sorgho chez les ɟóòhé (Burkina Faso), étude ethnolinguistique d'une technique - François Belliard : http://www.persee.fr/docAsPDF/jafr_0399-0346_2001_num_71_2_1269.pdf

SABMiller in AfricaThe beer frontier : http://www.economist.com/news/business/21602999-long-established-african-firm-went-global-only-find-fastest-growing-market-was-its

Boissons : Castel défend sa citadelle en Afrique : http://www.jeuneafrique.com/mag/282399/economie/boissons-castel-defend-citadelle-afrique/

Bières et vins : l’empire Castel en Afrique :http://www.jeuneafrique.com/282209/economie/infographie-bieres-et-vins-lempire-castel-en-afrique/

Les levures et les bactéries lactiques impliquées dans les bières traditionnelles à base de sorgho produites en Afrique subsaharienne : http://www.pressesagro.be/base/text/v18n2/209.pdf & http://popups.ulg.ac.be/1780-4507/index.php?id=11063

Characteristics of African traditional beers brewed with sorghum malt: a review : http://popups.ulg.ac.be/1780-4507/index.php?id=9217

La bière de banane : http://www.bananier.fr/recette/biere.htm

Bouillon de Culture Nande: Le bananier (E’mboko) : http://www.congoforum.be/fr/congodetail.asp?subitem=20&id=10980&Congofiche=selected

Liste des Microbrasseries Sud Africaines : http://craftbru.com

 

Bonus

 

Suite -> Les ingrédients de la bière en Afrique

 

Btobeer animait son premier stand au Salon du Brasseur 2017 qui s’est tenu les 21 et 22 avril à Saint-Nicolas-de-Port. Les 4 partenaires conditionnement, Verallia, Smurfit Kappa, Beertoprint et GAI France, étaient présents sur le stand qui était pour cette occasion habillé dans une matière propre au conditionnement -en Kraft- en l’honneur des bières Artisanales, « Craft beer » en anglais.

 

Organisé comme un parcours permettant aux visiteurs de prendre des informations sur les bouteilles, puis les étiquettes, le matériel d'embouteillage et d’étiquetage, et enfin les emballages en carton pour la bière.

 

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#Kraft4Craft

 

Verallia a ainsi présenté ses tout derniers modèles Sélective Line la Paris et la Praga, sa nouvelle teinte ébène exclusive, ainsi que son service en ligne grand-public Boboco.fr, qui est idéal pour tester des modèles de bouteilles ou pour les toutes petites quantités (commandes de moins de 300 bouteilles). A l'occasion du Salon du Brasseur, Boboco.fr offre aux participants du salon les frais de port pour toutes inscriptions sur le site pendant encore quelques jours. Des démonstrations de l'application de création de bouteilles en réalité virtuelle,  Virtualglass ( iOS –  Android ||  Cible - Guide ) ont également été effectuées.

Beertoprint a quant à elle présenté son nouveau service en ligne d'impression d'étiquettes très efficace, les brasseurs, -qui conçoivent de plus en plus par eux-mêmes leurs étiquettes-, en envoyant leurs fichiers (200 à 300dpi - pdf, jpg ou Tiff) n'ont plus qu'à sélectionner toutes les caractéristiques taille, découpe, type de papier, finitions supplémentaires comme les dorures à chaud et vernis, les gaufrages, les sens d'enroulement des bobines,… Les formules de livraison sont souples, une livraison Express sous 48heures est ainsi possible.

Gai France représenté par 2 de ses meilleurs spécialistes, Messieurs Fiard et Lhuillier, ont pour leurs parts répondu à toutes les questions sur le choix idéal de matériels d'embouteillages. Du Tirage à plat pour la fermentation basse avec la ligne S aux Becs électropneumatiques avec les MLE. Des tireuses manuelles étaient en démonstration sur le stand de son distributeur, Gauthier adjacent de celui de BtoBeer.

Smurfit Kappa représenté par son usine de Lorraine, concluait cette chaîne conditionnement avec une belle exposition de sa gamme d'emballages pour bouteilles de bière provenant de toutes ses usines de France. Ses dernières innovations étaient présentes, comme les collerettes 4 bouteilles, les coffrets spéciaux avec verres ou sa solution Prinkjet d'impressions petite série (SK Distribution).

 

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Notre autre partenaire houblons, le Comptoir Agricole était quant à lui à côté du Stand BtoBeer et présentait ses dernières variétés expérimentales très parfumées qui sont encore en tests agronomiques. Les brasseurs pouvaient ainsi donner leurs appréciations sur chacune de ses variétés pour mieux orienter les futurs choix :

- P10-9 est un houblon aux arômes doux fruités et floraux. On peut distinguer des arômes de pêche, d’abricot et même finement de l’ananas.
- GS10 présente des arômes classiques floral et épicé, avec une tendance agrume portée sur la mandarine. Belle finesse en bouche.
- GJ 2 est un houblon qui présente des arômes de melon, plutôt vert et frais.
- GR50 est un houblon légèrement épicé avec des arômes fruité type citron vert, melon.

Nous espérons que ces nouvelles variétés seront bientôt sur le marché aux côtés des variétés stars du Comptoir Agricole : Strisselspalt, Aramis, Mistral ainsi que sa nouvelle variété le Barbe Rouge.

 

Le Salon du Brasseur compte bien entendu un grand nombre d'autres exposants, des céréaliers aux chaudronniers en passant par les laborantins notamment, permettant aux brasseurs de s’informer et de trouver des solutions quelles que soient leurs capacités de productions.

 

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En parallèle des expositions se déroulaient des conférences pour les brasseurs et Francis Heitz directeur au Comptoir Agricole a inauguré la série avec une conférence ayant pour thème : "Cultiver son Houblon faits, gestes et chiffres".

 

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D’autres conférences ont fait le plein comme celle de Daniel Thiriez sur la vie et la gestion des microbrasseries, mais aussi sur l'étiquetage, le bouchage, la sélection des levures et les styles de bières!,....

 

Fourquets 2017 des Brasseurs et Brasseries Amateurs et Profesionnels

 

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Le Salon du Brasseur s'est conclu par la remise des Prix des Fourquets, d'or, d'argent et de bronze, qui récompensaient cette année, séparément, amateurs et professionnels, -dont une partie étaient présents le lendemain au marché Bières et Saveurs-, dans les catégories suivantes :

- Bières Blondes – de 6° Alc/v
- Bières Blondes + de 6° Alc/v
- Bières Ambrées – de 6 % alc/v
- Bières Ambrées + de 6° Alc/v
- Bières de Blé
- Bières de Blé avec épices, végétaux ou fruits
- Bières à dominante houblonnée
- Bières Brunes
- Bières Noires
- Bières à épices (plantes aromatiques, végétaux…)
- Bières aromatisées
- Bières vieillies en fût de chêne
- et les Bières à la façon « Porter » qui étaient cette année la variété en compétition spéciale.

 (Retrouvez les résultats des Fourquets 2017 sur : passionbrasserie.com/2017/04/24/concours-2017-tous-les-resultats/ )

 

Bières et Saveurs

 

Une cinquantaine de brasseurs étaient présents au marché Bières et Saveurs du dimanche 23 avril et nous avons pu découvrir beaucoup de produits intéressants tant dans leurs recettes que dans leurs présentations... (à suivre!)

 

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Cette édition 2017 du Salon du Brasseur, la plus grosse jamais réalisée, avec 2000m2 de surface d'exposition, fut une très belle occasion de rencontrer des brasseurs et des professionnels de toute la France et parfois de beaucoup plus loin! St Nicolas-de-Port devient ainsi pour 3 jours le centre du monde brassicole français !...

Nous tenons également à remercier tout le personnel du salon ainsi que les habitants de St Nicolas-de-Port pour leur très bon accueil, l'organisation et surtout leur sympathie.

 

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Et en attendant le Salon du Brasseur 2018, n'hésitez pas à poser toutes vos questions à nos partenaires en les retrouvant sur Btobeer!

 

Liens :

Salon du Brasseur : salondubrasseur.com

Marché Bières et Saveurs : facebook.com/bieressaveurs

Musée Français de la Brasserie : passionbrasserie.com

Résultats des Fourquets 2017 : passionbrasserie.com/2017/04/24/concours-2017-tous-les-resultats/

Ville de St Nicolas-de-Port : saintnicolasdeport.com

 

Histoire de la Bière à Marseille

 

 

Histoire de La Bière à Marseille, des Alsaciens, de la mise en place de la fermentation basse industrielle, des brasseries aux microbrasseries, de la bière noire au polar.

 

Il est des villes dans le monde où la petite et la grande Histoire flirtent aux détours des rues et des places, où chaque lieu et bâtiment pourraient devenir historiques, ou le début tout du moins d’une aventure grâce à l’effervescence des flux humains ; Marseille est l’une d’elle. C’est en nous intéressant à notre domaine, la Bière, que Marseille nous a raconté ses heures d’or qui ont changé pour toujours le cours,-et les process-, des Brasseries dans le monde. Des Brasseurs Alsaciens en Provence à la mise au point industrielle d’un système frigorifique à absorption de gaz,-pour la première fois dans le monde, permettant un contrôle de la fermentation basse dès 1859 par Velten-, en passant par la grotte de la Valentine et le renouveau de la microbrasserie aujourd’hui, nous vous proposons un voyage dans le temps via planète Marseille !

 

 

I - Des Alsaciens à Marseille

 

Au cœur de Marseille, la cours de la Cité de la Musique est en travaux : la Halle Velten, d’une superficie de 1000m2, va bientôt rouvrir, le centre social s’agrandit et bientôt résonneront pas de danses et figures sportives. En interrogeant les ouvriers présents sur d’éventuelles traces d’équipements brassicoles d’un autre temps, la plupart reste circonspect. Il faut dire que cela fait longtemps que le nom de Velten n’évoque plus rien. Effectivement, il ne reste aucun indice ici de l’illustre passé de cette famille d’origine Alsacienne à Marseille et de ses activités. La Halle, dernier vestige de l'usine Velten et des Brasseries de la Méditérranée, est déjà à sa deuxième reconfiguration depuis la construction de la Cité de la Musique en 1990 et que l’on perd les traces des derniers vestiges (cuves,…) à cette époque. Le fronton énigmatique « E.V. » ne donne aucun indice sur l’activité passée et les innovations majeures qui ont eu lieux : la mise en place de la première installation frigorifique industrielle de Ferdinand Carré en 1859, de surcroît pour la Bière, permettant la maîtrise « industrielle » de la fermentation basse, et ouvrant l’ère des brasseries et des microbrasseries.

 

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Marseille connait en effet depuis le 17ème siècle une effervescence entrepreneuriale, grâce à un essor commercial sans précédent, ayant reçu la gestion unique du commerce français avec les pays du Levant (Proche-Orient) et de Barbarie (Maghreb) en 1599, mise en situation de monopole par son statut de Port Franc de 1669 et par un édit de 1685, interdisant aux marchandises du Levant d'entrer dans le royaume par un autre port. Sa situation est renforcée également par les blocus anglais sur les côtes nord. Grâce au commerce transocéanique avec l’Amérique du Sud et les Antilles au 18ème siècle, puis les Colonies, Marseille s’impose jusqu’en 1870 comme le premier port Méditerranéen et d’Europe (avant d’être dépassée par Hambourg, Anvers et Rotterdam). Marseille est ainsi un épicentre qui attire des populations venues de toute la France et de l’étranger pour tenter leur chance. En 1788, 58% de la population n’est pas originaire de la ville. Il faut dire aussi que Marseille a été décimée plusieurs fois par la peste, notamment en 1720 où l’on compte 38000 victimes sur 75000 habitants. La ville a ainsi des besoins démographiques et de main d’œuvres importants. Ici, le brassage de culture est de mise depuis très longtemps !

 

C’est dans ce contexte que des artisans Alsaciens, notamment, s’installent dans le sud et à Marseille, poussés par une pression démographique commencée vers la fin du 18ème siècle en Alsace puis par les contextes économiques (emplois, manques de terrains,…). Portant avec eux toute une gamme de savoir-faire… Il manquait en effet au sud de la Loire une production très importante : celle de la Bière ! Peu prisée dans le sud à cette époque, la principale production locale étant le vin, également en situation de monopole à la vente à Marseille. Ainsi en 1778, Jean-Chrétien Hay fit le pari d’ouvrir la première brasserie du sud de la France à Arles avec un entrepôt à Marseille, annoncée dans les « affiches de Provence » du 23 mai 1779 :

« Il nous manquait cette branche de commerce en Provence et la consommation de la bière qui est devenue considérable, faisait sortir de la Provence des sommes immenses. Le sieur Hay vient de former deux établissements qui nous dispensent de recourir chez l’étranger. Il a établi une brasserie à Arles, où il compose deux sortes de bières, de la double à la simple ; cette dernière est plus blanche que l’autre et en même temps plus légère. Il en a établi un entrepôt à Marseille afin que les différents endroits soient à portée de se pourvoir… »

 

En moins de 10 ans, Hay, associé à son gendre André Siffermann, commença à produire également dans Marseille, rue Curiol, et l’on pouvait acheter sa bière du format Bouteille (de 10 à 12 sols) à la Barrique (de 15 à 60 livres).

Il faut dire qu’entre le renouveau de la population, l’activité portuaire et le commerce maritime, la bière est entrée dans les nouvelles habitudes de consommation locale, chez les marins et dans les factoreries (comptoir-manufacture). La raréfaction des cargaisons hollandaises due à la Guerre d’Amérique de 1778, la difficulté de production à cette époque dans les pays chauds, et la position idéale de ce port, entre nord et sud, qui permet d’obtenir les meilleurs produits, - des orges de Provence et de Tunisie et des houblons de Flandres et d’Allemagne-, étaient des facteurs pouvant également inspirer un brasseur…

 

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Un mémoire de la Chambre de Commerce de 1805 signale le nouveau goût des Marseillais pour la bière et insistait également sur les « exportations considérables » faites vers les Indes, le Levant, la Barbarie et l’Amérique des bières venu surtout d’Angleterre ou de Hollande et transitant par le port. En effet, la production locale, assez faible, est essentiellement consommée sur place et sa qualité est jugée moyenne à cause d’une eau trop calcaire et à un climat défavorable à la conservation.

En 1814 sous la restauration, on compte 5 brasseurs de faible importance en ville dont un nouvel arrivant, Jacques Velten originaire de Brumath. Avec ses associés, puis ses successeurs,-Eugène, Edouard et Geoffroy Velten-, il va jeter les bases d’une entreprise sans commune mesure avec celles de ses prédécesseurs : la Bière Velten future Brasseries de la Méditerranée.

 

 

De la fermentation basse aux systèmes frigorifiques : Bière de Mars toute l’année!...

 

Confronté à un climat défavorable et porté par les derniers procédés et découvertes industrielles, le fils de Jacques, Eugène Velten décida de résoudre le problème de qualité de la bière dans les années 1850. D’abord en filtrant et en faisant bouillir l’eau, puis en s’intéressant à la fermentation basse et aux procédés de refroidissement.

A cette époque, la « maitrise » de la technique de la fermentation basse a vu le jour grâce aux recherches de l’autrichien Anton Dreher en 1841 sur la bière lager, et de l'allemand Joseff Groll en 1842 sur la bière pils. Tous deux inspirés par les techniques de brassage impliquant le refroidissement et le stockage au frais. En effet, cette technique connue depuis le XVème siècle par les Bavarois n’était possible que dans les régions à la fraicheur favorable et ce juste une partie de l’année. La fermentation basse nécessite en effet l'adjonction des levures dont l'activité est optimale à des températures basses, entre 9-22°C et idéalement à 10-15°C. Cette technique protège la bière contre les bactéries et les champignons et lui confère une durée de conservation supérieure. La fermentation basse nécessite également une période de stockage de plusieurs semaines. D’ailleurs, en allemand le mot Lager veut dire "stocker".

 

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« La bière de Bavière est mise comme on le verra en fermentation à une température très basse. Les celliers où l’on conserve la bière de garde sont généralement taillés dans le roc ou creusés dans des formations moins dures sur les flancs des collines et maçonnés à l’intérieur. On y maintient toujours une température basse ce qui dispose la bière à se garder et à s’améliorer. Ils sont munis de doubles portes de cheminées d'aérage (ndlr : aération) qu'on peut fermer et ouvrir à volonté [...] Il y’a deux sortes de bières de Bavière à savoir la bière d’hiver ou de débit (winter bier ou schankbirr) qu’on fabrique dans les mois d’octobre novembre mars et avril et la bière d’été ou de garde (sommerbier ou lagerbier) qui se fait dans les mois de décembre janvier et février où le froid est le plus intense. Pour la Bière d’hiver on refroidit le moût jusqu’à 12°C tandis que pour celle d’été on descend jusqu à 8°C. C’est à dire que c’est à ces températures qu’on introduit les moùts dans la cuve-guillloire. »

Nouveau Manuel Complet du Brasseur – Riffault, Verganud et Malepeyre – 1853

 

 

Les progrès industriels vont également très vite. En 1834, Jacob Perkins invente la première machine frigorifique fonctionnelle. En 1851, est mise en place dans une brasserie australienne la machine de réfrigération à compression de vapeur de James Harrison. En 1856, Jean-Louis Baudelot, génial inventeur brassicol, met au point un réfrigérateur tubulaire destiné à refroidir le moût sortant des chaudières de brassage. Au même moment Charles Tellier crée la première machine frigorifique à circulation de gaz ammoniac liquéfié pour produire du froid à usage domestique et industriel reprise et améliorée par Ferdinand Carré, avec sa « machine à glace » - le Réfrigérateur à absorption de gaz. Edmond Carré, très précoce, travaillait sur le refroidissement depuis très jeune. A l’âge de 17 ans, en 1850, il inventa un procédé de réfrigération à base d’eau et d’acide sulfurique. La différence entre les deux techniques, compression et absorption, réside dans la façon de transformer le gaz en liquide : le premier utilise la compression mécanique tandis que l’autre utilise des fluides réfrigérants et absorbeurs qui font offices de compresseurs à l’échelle moléculaire.

 

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Ferdinand Carré, après avoir fait ces essais de machines chez les frères Tourtel à Tatonville en 1857, -qui testaient à cette époque les dernières techniques dont le maltage pneumatique-, proposa sa machine à Eugène Velten, qui en la combinant à la chaudière fermée du brasseur parisien Karcher, améliora par la même occasion la Touraille de la chaudière en 1859.

 

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Collaborant également avec Pasteur, Velten introduisit dans sa fabrication ses dernières découvertes. Permettant ainsi la production de tous types de bière toute l'année! (Bière de Mars et de Saisons toute l'Année*... *brassées en hiver, elles ont besoin de conditions de fraîcheur optimum et même si la Bière de Mars est de fermentation haute... ;) ).

 

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Avec une production annuelle de 100 000 hl, plus de 500 employés, obtenant la Médaille d’Or à l’exposition de Paris en 1878, puis le Grand Prix en 1900, la Brasserie Velten, vendu en tant que Brasseries de la Méditérrannée par Geoffroy Velten en 1881 pour se consacrer à la politique, allait devenir l’une des plus importantes firmes industrielles à Marseille et l’une des principales brasseries du sud de la France du début du XXème.

« A Marseille, M. Velten a beaucoup perfectionné cette industrie, qui jusque-là n'avait existée dans cette ville que dans de très mauvaises conditions, et donné que des produits très-inférieurs. M. Velten est arrivé à fabriquer en toute saison des bières excellentes, qui peuvent rivaliser avec les bières allemandes pour la limpidité et avec les bières anglaises pour la durée. M. Velten donne à ses bières la propriété de se conserver, grâce à l'emploi du système Pasteur, c'est-à-dire en les refroidissant à l'abri du contact de l'air, et en employant de la levure préparée dans les conditions recommandées par M. Pasteur. C'est le gaz acide carbonique qui sert à M. Velten à mettre ses bières à l'abri de l'influence des germes atmosphériques, mais les appareils qu'il emploie diffèrent de ceux de M. Pasteur, que nous avons décrits. »

Les Merveilles de l’Industrie – Louis Figuier – 1873

 

 

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Ferdinand Carré fort de cette expérience marseillaise, vendit sa Machine à Glace qui produisait de 12 à 100 kg de glace à l’heure. Elle rencontra un fort succès en France, en Europe et aux Etats-Unis où plus de 600 brasseries étaient équipées du système Carré à la fin des années 1860 et ce malgré la guerre civile américaine.

 

II La Grande Epoque

 

Portées par ce nouvel élan, les Brasseries, dont Velten, ouvrent et parrainent des cafés et des brasseries-restaurants dans le centre-ville, sur la CanneBière et le vieux port, participant à une mode biérophile et alsacienne à Marseille. Un guide de l’époque «  Histoire anecdotique des cafés de Marseille » d’Horace Bertin recense plus de 51 établissements : A la Brasserie du Père Tocquet rue de la glace par exemple, où l’on consomme à même des tonneaux des bières noires produites à Marseille, devint un lieu tendance et de mixité sociale ; ou bien par exemple à la Taverne Alsacienne aux allées de Meilhan où le public se presse pour admirer « de Gentes Alsaciennes », les serveuses en cornettes et tabliers blancs, et pour s’essayer à la choucroute qui sera adoptée par les Marseillais. Ces établissements participent à l’embellissement de la ville, au développement des spectacles en accueillant saltimbanques et cabarets, et à l’augmentation de la consommation de bière qui passe de moins de 1 litre à plus de 12 par habitants en moins de 100 ans…

 

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De cette belle époque Birophilo-Alsacienne à Marseille, ne reste que quelques établissements comme la Brasserie des Templiers, ouverte en 1896, où l’on sert toujours de la choucroute, ou la Brasserie de Lyon qui sous l’œil du Gambrinus Marseillais accueille biérophiles et autres oiseaux de nuits. On dit ici de cette brasserie que l’«on sait comment on en est parti mais que l’on ne sait plus comment on y est arrivé »…

 

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Cette seconde partie du 19ème siècle est également marquée par l’ouverture de Brasseries qui perdureront des décennies et deviendront mythiques dans le sud dont Phenix, Marx, Velten, Zenith.

En 1875 s’ouvre la Brasserie Geismar qui deviendra en 1924 la Brasserie du Zenith et qui produisait entre autres les bières Zénia, Bière Bock, Zener Brau, Zenith Export Lager, Zenith 57, Scotch 57,…

 

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La Brasserie Phocéenne ouverte en 1876 deviendra par la suite la Brasserie Marx et commercialisa la Hahnenbräu et la Victory Beer.

 

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En 1886, la Brasserie-Malterie Le Phénix se reconstitue, issue de la Brasserie Suisse de 1872 mise en place par des helvétiques établis depuis longtemps dans Marseille, devenue la Brasserie et Malterie Moderne de la Valentine en 1881. Phénix reprend les installations de la Valentine aux Trois-Lucs dans le nord-est de Marseille qui est installée à proximité d’une source ;

 

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 Obtenant du financement pour des équipements indispensables compensant « les graves erreurs dans les installations techniques » révélées par l’expertise de l’usine en 1885. Si les débuts furent difficiles, en quelques années la société afficha ses premiers bénéfices et pu acheter son usine et les terrains qui abritaient sa source et qui hébergeaient sa « cavalerie » pour convoyer les chargements de la Brasserie dans Marseille. Il parait que les convois comptaient parfois des attelages de 36 chevaux !!!

 

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La source de la Valentine ne devenant plus suffisante, Phénix acquit successivement 4 autres sources dont celles de la Jouvène et du lac souterrain de la grotte Monnard. Cette dernière assurait un débit de 60 à 120m3 l’heure, soit 1,5 à 3 millions de litres par jour, et on s’en servit pour la fabrication jusqu’aux années 60 avant de n’être plus utilisée que pour le lavage des bouteilles.

Mise à jour lors du percement du canal de Marseille en 1848, rendue visitable grâce au percement par une carrière voisine d’une cavité faisant communiquer les différents réseaux en 1888. Devenue une attraction touristique pour les premiers spéléologues amateurs du 19ème siècle qui traversaient ses différentes salles et son lac, à 60 mètres de profondeur, à la lueur d’une bougie, la grotte Monnard émerveillait et était qualifiée de « véritable féerie de stalactites en choux fleurs, d’une blancheur immaculée » ; jusqu’à ce que l’on découvre la grande pureté de son eau, parfaite pour brasser et mettre Phénix à l’abri de ses besoins en eau. Située à 3km de l’usine, elle est reliée par un canal souterrain profond de 5,5 à 49 m nommé Galerie Phénix.

 

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Fleuron du monde souterrain Marseillais, la grotte Monnard est complètement oubliée aujourd’hui, pillée par des collectionneurs peu scrupuleux, ayant servi d’abri pendant la seconde guerre mondiale et menacée par les mouvements de terrains, ses derniers vestiges se trouvent sous un jardin public des Trois Lucs.

La Bière Phénix rejoint l’Union des Brasseries en 1969 puis le groupe Heineken en 1988. La marque Phénix dernière représentante d’une époque glorieuse s’éteint au début des années 90. Grâce à des investissements massifs pour moderniser le site à la fin des années 80, la Valentine pouvait produire le ¼ de la production industrielle française, fournissant tout le sud de la France, avec des bières comme la 33 export, le Panach’ et son Monaco, la bière Amstel ainsi que la bière Heineken, que le site produit toujours. Dernière venue de la gamme, la nouvelle marque régionale La Phénicienne de Heineken qui ressuscite en somme l’esprit du lieu, avec une Pils à 4,5%. Il faut dire que l’emblème du Phénix trône encore dans le bâtiment.

 

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La concurrence locale, nationale et internationale fût la cause de rachats et de fermetures de toutes les grandes brasseries de la belle époque de Marseille.

 

 

III Le Renouveau des Microbrasseries Marseillaises

 

Le renouveau, après quelques tentatives dans les années 90-2000, vient avec la nouvelle génération de microbrasseurs établis depuis cette décennie, Marseille en compte actuellement trois : la Brasserie de la Plaine, la micro-brasserie la Minotte et la Bière Part’Faite.

La Brasserie de la Plaine, débarquée en juin 2013 dans le quartier du même nom, est la plus ancienne représentante dans Marseille. Débutée à deux, la Brasserie compte aujourd’hui 4 collaborateurs. Commencée avec une gamme très classique, Blonde, Blanche, Ambrée et une IPA, la Brasserie de la Plaine a aujourd’hui développé plusieurs gammes : les classiques (Blonde, Blanche Ambrée et la Violette), les spéciales (IPA et Houblonnée à Crue), et les séries dont la première est une série noire avec une Black IPA mettant en avant des malts torréfiés et dont le nom et la couleur rappellent à la fois l'Histoire et les histoires de Marseille... Essayant d’utiliser le maximum d’ingrédients bios surtout pour les céréales, trois des recettes de bière de la brasserie de la Plaine sont certifiées Bio.

Le développement de la Brasserie est très local, ses bières sont bien distribuées dans ce quartier jeune et animé de Marseille qui compte également de nombreux nouveaux bars où l’on sert à la pression ses Punks IPA. Les cafés-bistrots, plus anciens, sont parfois plus difficiles à convaincre. Ailleurs en ville, mis à part les caves à Bières, on trouve également des bières locales dans les magasins régionaux et de fooding. La brasserie touche tout le monde, jeunes comme plus anciens : « une vielle dame envoie son fils nous prendre son pack de 6 de Weed IPA toutes les semaines ! » (Certainement nostalgique des heures de gloire de Marseille….) nous expliquent les brasseurs...

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Ouverte en 2015, la Minotte de la microbrasserie Minot prend à la fois son nom dans le surnom donné aux enfants en Provence - lui-même faisant référence à une ancienne mesure de grain, la mine, dont le minot représentait la moitié, analogie de l’enfant tel une « moitié » d’homme - et rappelle les minoteries, les moulins modernes. Ayant démarré dans un petit local d’à peine 45m2 aux pieds de la Bonne Mère, avec un petit budget de 20000 euros dont une partie provenait d’une campagne de crowdfunding, la brasserie vient de se réinstaller en septembre 2017 dans un plus grand espace afin  d’accroitre sa production et de passer progressivement de 250hl à plus de 900hl, mais aussi de pouvoir accueillir du public tous les jours, en ouvrant un espace cave et dégustation.

Les brasseurs de la Minotte adorent utiliser des ingrédients additionnels et produisent 13 à 14 bières différentes. Leurs dernières expérimentations jouent avec le gingembre, la mangue, le beurre de cacahuète, le cacao, la myrtille ou bien le miel. Cette large gamme est également possible grâce à l’utilisation de plus petites cuves, format provenant des conditions d’origines de la brasserie, permettant le brassage de plusieurs types de bières par semaines.

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Créée également en 2015, la Brasserie des Suds qui produit la Bière Part’Faite, est dans une démarche participative, comme une « Part’ie » de son nom l’indique, et d’économie circulaire afin d’être au plus proche de ses consommateurs et de son environnement. Ayant eu recours à un financement participatif, les recettes originelles, Kölsch-style ale, Altbier et Weissbier ont été élaborées avec le concours de plus de 300 personnes. Les brasseurs s’inspirent de plus des principes de la biodynamie et adorent jouer avec les levures pour leurs nouvelles créations : IPA, Triple,...

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Les ingrédients bios et locaux sont privilégiés. La brasserie est à l’initiative de Houblon Urbain Marseillais qui est un projet participatif de culture en ville ayant mobilisé 41 familles en 2017, ainsi qu’une ferme et des jardins pédagogiques. Avec 100 pieds de houblons Glacier et Chinook, sélectionnés pour leurs adaptations au climat méditerranéen, près de 2 kilos de fleurs ont été récoltés au mois de septembre permettant de brasser plus de 500 litres de la “BHUM”, la “Bière au Houblon Urbain Marseillais”, et ce malgré les intempéries et la canicule de cet été, les parasites, sans oublier le mistral. La Part’Faite essaye aussi de limiter son impact environnemental, en réduisant sa consommation d’eau, en utilisant de l’huile de friture pour chauffer ses brassins et en traitant ses déchets, en donnant par exemple ses drèches aux animaux d’une ferme.

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La Provence compte bien entendu une petite scène active d’autres microbrasseries comme La Sulauze, Aquae Maltae… Sans compter sur les marques locales comme La Cagole, la Bière de l’OM, ou la Phénicienne, ou sur les bières à façons de restaurateurs et producteurs locaux…

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Vous pouvez retrouver ces brasseries au Festival des Bières Artisanales PBC qui se tient chaque année au mois d’avril à Marseille, à La Friche La Belle de Mai.

 

 

Source/Bibliographie

Ferdinand Carré : janinetissot.fdaf.org/jt_carre.htm

Histoire de la réfrigération : quid-tegestophile.over-blog.fr/article-de-l-histoire-aux-techniques-47592100.html

Merveilles de l’industrie - Louis Figuier - 1877 : gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k246705

Manuel Complet du Brasseur - Amand-Denis Vergnaud - 1838 : gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6274643p?rk=21459;2

Nouveau Manuel Complet du Brasseur – Riffault, Verganud et Malepeyre – 1853

Louis Pasteur. Papiers. I — REGISTRES DE LABORATOIRE ET CAHIERS DIVERS. I-CVI Registres de laboratoire. LXIII-LXXVIII Recherches sur la bière. LXXV Correspondance Velten : gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9080081z/f2.image.r=velten

 

Phénix : cielmonsite.pagesperso-orange.fr/biere/biere.htm

Phénix : thebeerlantern.com/phenix/

Grotte de la Valentine : tourisme-marseille.com/fiche/la-brasserie-phenix-brasserie-de-la-valentine-heinecken-marseille/

RP-50300-FR : Ville de Marseille - 13 - Route des Trois Lucs à la Valentine - Avis du BRGM sur la cartographie existante des zones instables – BRGM - Juin 2000 : infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50300-FR.pdf

Excursions en Provence – Notice sur les Grottes Monnard - Paul Ruat

La Phénicienne : rayon-boissons.com/A-LA-UNE/Heineken-etoffe-son-offre-de-bieres-regionales-et-artisanales-41938

La Phénicienne : maltsethoublons.com/2016/02/16/heineken-joue-la-carte-terroir-et-biere-de-specialite/

Reportage sur la Brasserie de la Valentine : youtu.be/J1XcTodkPxA

 

Archives de la CCI Marseille :

A la Valentine un modernisme à la gloire de la « 33 export » - Hier et Demain n° spécial – 1979

Ces grottes que l’on oublie – Philippe Meron – Le Meridional – 8 janvier 1991

1778 : Gambrinus à Marseille – Pierre Echinard - Le Méridional – 3 octobre 1993

La Valentine brasse pour Heineken – Jean-Luc Crozel – Le Meridional – 5 novembre 1993

1886 : Phénix déploie ses ailes – Pierre Echinard - Le Méridional – 16 juin 1996

 

Projet Halle Velten : marseille-renovation-urbaine.fr/uploads/media/LettreProjetVELTEN_BAT.pdf

Histoire anecdotique des cafés de Marseille - Horace Bertin – Bellue – 1869 : gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k855357h

Histoire universelle de Marseille - Alèssi Dell’Umbria – Edition Agone – 2006

Marseille pour les Nuls – Pierre Echinard, Edmond Echinard, Médéric Gasquet-Cyrus – Pour les Nuls – 2013

Au temps des factoreries – Raymond Vacquier – Editions Karthala - 1986

Histoire de l’immigration en PACA aux XIXe et XXe siècles - Yvan Gastaut : hommesmigrations.revues.org/226

Histoire des faits économiques – Jérôme Buridant et Arcangelo Figliuzzi – Edition Breal – 2007

 

Liens :

La Plaine : brasseriedelaplaine.fr

La Minotte : minot-brasserie.fr

Part'Faite : partfaite.fr

Houblon Urbain Marseillais : Plan - Actualités

Cave Cane Bière : la-cane-biere.fr

Cave Fietje : fietje.fr

Cave Victor : victor-biere.com

Aquae Maltae : aquaemaltae.over-blog.com

Sulauze : brasseriedesulauze.com

Fesivale Bière Artisanale PBC : provencebiereconnexion.com

 

 

« Ce petit livre sera, sans doute, trouvé incomplet par beaucoup de gens. On ne manquera pas de dire par exemple, que j’ai laissé de côté bien des cafés plus curieux et plus anciens que ceux dont je parle. J’accepte d’avance le reproche, et je saisis même l’occasion pour ajouter que je n’entends nullement m’attribuer le mérite d’avoir épuisé un sujet aussi vaste et aussi varié. Mon seul désir est que cette histoire sans prétention de nos principaux cafés de Marseille puisse être utile, un jour, à un historien plus habile, et lui serve à recomposer un des côtés pittoresques de notre cité ».

Horace Bertin - Histoire anecdotique des cafés de Marseille - 1869 

 

btobeer couleurs om marseille bieresVincent Ferrari – BtoBeer – Mars 2017 - mise à jour Octobre 2017

Un Remerciement Spécial à Mr Jeanjean et à Mariama K.

 

Bonus :

 

 

 

Le Beer Attraction est un salon mixte dédié aux Microbrasseries et à la Bière Artisanale Italienne. A cette occasion, ont eu lieu les cérémonies organisées par Unionbirrai, et ont été décernés, les prix « Birra dell’Anno », technologies nouvelles, et aux matières premières. Des conférences et des formations professionnelles (BBTech) ont été organisées en parallèle. Cette troisième édition s’est ouverte également au secteur alimentaire « Food Attraction », grâce à la tendance internationale actuelle des « Accords-Mets-et-Bières » et des repas à la Bière.  Une centaine de microbrasseries italiennes, et quelques internationales, étaient ainsi présentes sur ce salon, et nous avons donc pu découvrir la production et quelques tendances locales, ainsi qu’assister à certaines conférences.

 

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La Microbrasserie Italienne, un secteur jeune et actif, une conscience locale


Avec environ 700 microbrasseries dont plus de la moitié se sont ouvertes les 5 dernières années, l’Italie bénéficie également du renouveau de la production brassicole. Des mouvements comme le Slow Food apparu en 1986 de ce côté des Alpes, ont permis de sensibiliser les citoyens à l'éco-gastronomie et à l'alter-consommation. La microbrasserie en Italie s’inscrit directement dans cette tendance de consommation «hyper- locale » ou « 0 kilomètre » comme on dit ici. La valorisation du territoire est donc de mise, et les microbrasseurs italiens veulent également miser sur le goût du terroir. De plus en plus de brasseurs essayent donc de ne s’approvisionner que dans un périmètre restreint, ou de produire par eux-mêmes le maximum d’ingrédients (malts, houblons,...). Un projet de houblon 100% italien a même vu le jour durant le salon…


Au niveau national, même si la bière est consommée uniformément, on s’aperçoit que le sud de l’Italie est très actif, alors que la culture de la production de la bière est historiquement et géographiquement plus du nord (et le vin au sud). Le salon était donc la bonne occasion pour la remise des prix "Birra dell'Anno" organisé par Unionbirrai qui représente bien la diversité de l'art de la Brasserie Italienne et dont le prix principal, celui de la MicroBrasserie Italienne, a été remporté cette année par Birra Baladin :

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Les tendances 2017 : « Extrêmisation de la Bière », torréfaction et utilisations d’ingrédients spéciaux.


Poursuivant la tendance internationale des bières aux houblons très parfumés, grâce aux IPAs notamment, les microbrasseries italiennes n’hésitent pas à pousser l’expérience « à fond » : en  incorporant une concentration maximum d’ingrédients dans les brassins, afin d’obtenir une « explosion » de saveurs et/ou de textures, la tendance 2017 est à « l’extrême », dont les « IPA estremizzata » avec leur ajout très généreux en houblons.
Mais c’est aussi du côté de la torréfaction des malts où les expériences se multiplient, certaines brasseries n’hésitent pas à tester jusqu’à 7 torréfactions diverses donnant des blacks IPA très très sombre par exemple. Les RauchBiers font également des apparitions remarquées chez plusieurs microbrasseurs qui déclinent certaines de leurs bières en « version fumée ». Le blé et le froment sont aussi utilisés davantage en propre ou en addition.

Au niveau des variétés de Bières, outre les Extreme IPA, on a pu voir un engouement autour des New England IPA qui sont plus crémeuses et plus légères en bouche donc moins sèches. Les expériences autour des bières noires vont également de la Rauchbier à la Tropical Stout en passant par les ‘bières épicées’. Enfin, l’apparition de plusieurs bières « Sour » confirme le succès de cette variété de bière.

L’utilisation de fruits et d’ingrédients spéciaux devient également commune, avec parfois une gamme dédiée. Le miel, les marrons et la chataigne sont très utilisés, et parmi les fruits, on retrouve dans les fruits rouges : la framboise, la fraise, la cerise, la mure, la myrtille ; dans les fruits jaunes : le fruit de la passion, la pêche, l'abricot, la mangue, et la prune ; dans les agrumes : le pamplemousse et les citrons (jaune, vert,..),  et puis dans les autres ingrédients et épices : le piment, le coriandre, la myrte et même la citrouille.

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Techniques et Technologies


De nombreuses conférences ont eu lieu durant le Beer Attraction, celles par exemple sur « les femmes et la bière » démontraient comme en France, la nécessité d’une « éducation-conseil » des consommatrices : portant à la fois sur la provenance et la méthode de production et sur les variétés de bières en elles-mêmes, car d’une manière générale, les consommateurs latins ont une vision (et un choix !) souvent trop limités : blonde, brune, rousse,…

Notre partenaire GAI était présent sur le salon professionnel et présentait les dernières évolutions de la série MLE équipée des Becs UNICA,  ainsi que son nouveau brevet relatif à l’embouteillage des cannettes de bière : l’encannage pour moyennes cadences.

Enfin, au niveau packaging, on note l’apparition chez certaines microbrasseries de  bouteilles et d’emballages, « luxes » ou originales, dédiés aux « grands » restaurants.

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Liens :

beerattraction.it
unionbirrai.it
microbirrifici.org
mondobirra.org
giornaledellabirra.it/eventi/birra-dellanno-2017-i-vincitori
altagradazione.com/2017/02/18/tante-nuove-birre-presentate-al-beer-attraction

 

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