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Avec 5% de croissance par an en moyenne jusqu’à 2020 et 300 millions de nouveaux consommateurs potentiels de bières qui sont attendus d’ici 2030, une production de bières traditionnelles intégrée dans une économie circulaire avec des aspects sociaux de convivialité et d’intégration, les chiffres du marché et la culture de la Bière en Afrique sont impressionnants et attirent la curiosité.
Tout d’abord par ses acteurs, 2/3 de la production étant des bières traditionnelles,-les « calebassées », mot d’origine burkinabé, car bues dans des calebasses-, fabriquées « maison » avec des ingrédients locaux très spécifiques (sorgho, millet, manioc, banane,…), leur production et leur consommation revêtent également des aspects sociaux-culturels importants. En effet les bières traditionnelles descendent pour la plupart du Zythum, bière égyptienne fabriquée dans l’Antiquité, leurs histoires et leurs évolutions sont multimillénaires. D’un autre côté, de grands groupes internationaux qui se partagent la plus grande partie de la production des bières industrielles, les bières dites « cravatées » car embouteillées et étiquetées, en s’adaptant de plus en plus aux goûts et ingrédients locaux.
Alors que la consommation de bière moyenne en Afrique est de l’ordre de 10 litres par an par habitant, (30 pour la France, 68 pour l’Angleterre, 106 pour l’Allemagne) ce chiffre est très variable selon les pays, ainsi l’Angola et l’Afrique du Sud sont à plus de 60 litres, et c’est oublier qu’une grande partie des africains ne boit pas car étant de confessions musulmanes même si des dérivées comme les boissons maltées et de types porridges fermentés fluides sont très consommés dans les pays d’Afrique. Enfin économiquement, là où en moyenne il faut 17 minutes de travail à un américain pour acheter une pinte de bière, un africain a besoin de 2 à 6 heures…
Quoi qu’il en soit, aller à la découverte des bières africaines traditionnelles c’est aussi aller à la découverte des origines et des bases du brassage au travers du maltage et de la fermentation !
I Production Artisanale : les bières calebassées !
Elles se nomment Dolo, Tchapalo, Tella, Billi Billi, Tchoukoutou, Chibuku, Umqombothi, … selon les pays, mais aussi selon les céréales et ingrédients utilisés : mil, sorgho, éleusine, maïs, manioc et même banane !
La fabrication de bières artisanales traditionnelles, est le plus souvent réservée aux femmes, appelées par exemple Dolotières dans les pays du Dolo, organisées en corporation, surtout en Afrique de l’ouest. Les recettes sont transmises à travers les générations, de mère en fille car les hommes sont tenus à l’écart de l’élaboration. Entre la trempe du malt et la fermentation, une dizaine de jours en moyenne sont nécessaires. Les méthodes de brassage diffèrent selon les céréales et plantes utilisées et la « destination » de la bière, un kilo de mil par exemple permet de produire entre 2 et 6 litres de bières de « consommation » ; les bières « cérémonielles » contiennent quant à elles jusqu’au double d’eau et sont brassées avec les variétés de céréales les plus anciennes. Des boissons maltées non fermentées, dérivées pour la plupart du processus de la bière, sont également produites et destinées entre autres aux enfants.
Les bières traditionnelles, dont les principes de maltage et de fabrication sont assez similaires aux bières européennes de fermentation hautes, ne sont ni filtrées ni pasteurisées, assez opaques, elles sont très instables car leurs fermentations lactiques puis alcooliques ne sont pas contrôlées, et peuvent donc prendre rapidement +5° alc et tourner à l’aigre en quelques jours. Les bières artisanales ont toutes une palette de tonalité allant des clairs aux très foncés, contenant entre 2 et 6% d’alcool. Elles sont consommées très rapidement après leur fabrication, en général dans les 24 heures (jusqu’à 3 jours), bues dans une calebasse partagée, parfois avec une paille afin d’éliminer le maximum de résidu, méthode utilisée depuis l’Egypte antique. Très nutritive, elles sont aussi considérées comme un « pain liquide ». L’assimilation de fer à partir de bières au sorgo ou au maïs serait ainsi plus de 12 fois supérieures à ce qu’elle serait à partir de ses composants. Elle constitue une part importante de l’alimentation des paysans et des plus pauvres dans certaines régions et est consommée par tous, hommes comme femmes, dès l’adolescence.
Revêtant aussi une dimension religieuse et sociale, on l’offre en présents aux familles pour les baptêmes, les mariages et les enterrements, servant d’offrande aux figures sacrées et aux ancêtres des villages dans les rituels anciens. La bière est par exemple très présente dans la culture Dogon au Mali, où la première part de la production est donnée avant sa vente aux parents défunts de la brasseuse pour se prévenir de leur irritation, et où elle sert à élire l'homme le plus puissant de l'assemblée des sages lors de joutes oratoires. Au Congo, chez les Nande, la bière de banane est partagée entre 5 calebasses, pour le chef, le propriétaire de la bananeraie, le propriétaire de l’auge, les brasseurs, et le reste du village (et le commerce), coutume démontrant le rôle social et non commercial de la bière traditionnelle. Dans le sud de l’Afrique, la bière est aussi offerte en signe de Bienvenue, et l’on s’enquiert très vite du goût des visiteurs pour celle-ci.
La bière est également partie intégrante de l’économie rurale, les 2/3 des bières vendues en Afrique sont ainsi des bières traditionnelles « faites maisons » que l’on trouve facilement sur les « marchés de bières » et dans les cabarets et les bars, dégustée avec de très longues pailles dans des calebasses, elles y sont bien moins chères aussi que les bières classiques produites avec des malts et des houblons importés. Les bières traditionnelles servent parfois de moyen d’échange. S’inscrivant dans un système circulaire où culture et agriculture sont étroitement liées, la bière joue un rôle essentiel dans les échanges et la convivialité.
Les Variétés de Bières traditionelles
On peut distinguer 3 grands groupes de bières artisanales africaines en fonction de l’origine des amylases (les enzymes nécessaires à l’hydrolyse de l’amidon) :
Les bières fabriquées à partir de malts obtenus de différentes céréales germés : sorgho, mil, éleusine, teff, fonio, maïs,.. Parmi les bières les plus connues : Dolo, Tchapalo, Tella,…
Les bières produites par la fermentation d’une bouillie de fruits ou de plantes (banane ou manioc,…) sans nécessairement effectuer les opérations de maltage bien que de la farine de malt soit ajoutée pour activer le processus enzymatique. Dont les bières Kasiksi, Mbégé, Urwagwa,…
Les bières obtenues à partir des amylases des racines, d’écorces ou de feuilles,-qui ont parfois des propriétés médicinales ou même aphrodisiaque-, qui liquéfient instantanément l'empois d'amidon formé par la cuisson des céréales ou des plantes cuites au préalable. Dont la bière Munkoyo ,…
Bières de Malts
En Afrique, les variantes régionales les plus connues sont les Dolos et les Tchapallos à l’ouest, les Chibukus dans le sud et les Tellas à l’est qui diffèrent par les céréales utilisées. Parmi les céréales les plus cultivées, le sorgho compte 25 variétés destinées à la bière. Les sorghos rouges sont les plus employés pour les bières traditionnelles. Boisson trouble, elle a un léger goût de levure et est un peu acide. Riche en calories, en vitamines B (thiamine, acide folique, riboflavine et acide nicotinique), et en acides aminés essentiels telle que la lysine, elle participe à hauteur de 20% à l’alimentation des populations dans certaines régions.











L’originalité de ces bières est le maltage des céréales préalable, processus qui permet d’établir un certain parallèle avec les bières classiques européennes puisque les étapes sont identiques.
Le maltage du sorgho pour le Dolo par exemple, est constitué de 3 étapes, d’abord le trempage qui permet de laver et d’améliorer la résistance mécanique et thermique des grains, suit la germination à basse et haute température afin d’activer le processus enzymatique, enfin le touraillage, séchage qui permet de stopper ce même processus après avoir retiré le malt vert. À l’issu du maltage, le grain est concassé en farine plus ou moins grossière pour l’empâtage.
Par la suite, le brassage est effectué sur plusieurs jours avec différentes étapes de séparation et de réincorporation du dépôt et du liquide, et de cuissons. Après décantation de l’empâtage, le dépôt est mis à cuire pour faire bouillir les matières insolubles puis réincorporé au liquide surnageant provenant de la décantation et cuit. La « salade » du mélange est cuite à 80° puis mise au repos, passant progressivement du brun à l’orangé et de l’acide au sucré.Après filtration, le mout est porté à ébullition pour le concentrer et l’ensemencer avec du levain provenant de précédents brassages, (la levure la plus rencontrée est la Saccharomyces cerevisiae, utilisée depuis la Haute Antiquité pour le pain, le vin et la bière, qui transforme les sucres fermentescibles en alcool et en gaz carbonique), afin d’activer la fermentation alcoolique et lactique qui se déroule sur une dizaine d’heure la nuit, la température idéale de fermentation étant de l’ordre de 20°C. Avec 3% d’alcool en moyenne, la bière mise en jarre est prête à être vendue au petit matin.

Schéma de fabrication des bières Dolo (d'après E. Jolly, et JP Hébert et D. Griffon)
Bière de Fruits et de Plantes
Les bières à base de banane et de manioc sont les plus communément trouvées dans cette catégorie. En fonction des régions, on leur ajoute des malts de sorgho, de millet ou bien de maïs mais leur fermentation est due à leur murissement forcé.
Cinq étapes sont ainsi nécessaires à la fabrication de la bière de banane. Tout d’abord, le mûrissement des fruits en fossé, préchauffés et recouverts de feuilles de bananes, ou sur claie au-dessus d’un fourneau pour plusieurs jours. Puis, l’extraction du jus par le pressage de la pulpe des fruits effectuée à l’aide de touffe de graminées telles les inflorescences de papyrus, suivie de la récupération du moût. Après filtration à l’aide de plantes, la fermentation est activée par l’ajout d’additifs, d’eau et de malts dont les enzymes servent à la dégradation de l’amidon de banane en assurant en parallèle la fermentation lactique. La fermentation dure 24 à 72h, sa teneur en alcool finale oscillera entre 2 et 5°. Enfin l’affinage, où la bière est de nouveau filtrée puis refroidie et stockée. La bière de banane se conserve presqu’une semaine. Assez calorique elle est riche en vitamine B, en protéine et en acides aminées.

Schéma de fabrication des bières de bananes (d'après Delaude, Mulkay, Ngoy, Pauwels)
Bières de Racines
Une des bières des plus curieuses est sans doute la Munkoyo, préparée avec la racine du même nom, en Zambie et au Congo. En effet, les amylases de cette racine - les enzymes qui interviennent dans le processus de saccharification- ont de grandes similitudes avec celles du malt d'orge, et le remplacent donc.
Cinq étapes se succèdent pour sa fabrication. Après avoir préparé une farine (maïs, manioc ou sorgho) qui sert à l’empâtage, la cuisson permettra d’obtenir de l’empois d’amidon qui sera liquéfié par l’ajout de racines de munkoyo. À l’issu d’une première filtration, une fermentation spontanée démarre, alcoolique et lactique. L’affinage accompagné d’une dernière filtration est réalisé en fonction de sa destination. En effet, le munkoyo se boit soit frais (0,43% d’alcool) pour les enfants, soit partiellement ou complètement fermenté.

Schéma de fabrication des bières munkoyo (d'après JP Hébert et D. Griffon)
II Production Industrielle : les bières cravatées !
Si des brasseries modernes ont été créées dès le 17ème siècle en Afrique (1664 en Afrique du Sud), le véritable essor est apparu au 19ème siècle. L’Afrique a ainsi vu se constituer SAB-Miller, l’un des plus grands groupes de bière des dernières décennies, racheté en 2015 par AB Inbev pour 106 milliards de dollars.
Quatre grands conglomérats sont actuellement présents en Afrique et se partagent près de 90% du marché officiel de la bière : Ab Inbev- SAB Miller surtout présent dans les pays d’Afrique australe et orientale avec une production de plus de 450 millions d’hectolitres, en seconde position le groupe français Castel présent dans les pays francophones d’Afrique de l’Ouest et centrale depuis les années 60 au travers de sa filiale Brasseries et Glacières Internationales et produisant environ 60 millions d’hectolitres (2014), Diageo (EABL, Guiness) et Heineken.





Ayant pu bénéficier dans certains pays de situation de quasi-monopole par le passé grâce à des accords avec les gouvernements, ou d’alliance entre les groupes comme celui entre SAB Miller et Castel depuis 2001 ou de EABL et SAB Miller dans les années 90, les marchés commencent à se redévelopper. D’autres acteurs plus petits commencent à s’implanter comme par exemple Bavaria en Ethiopie. Ce sont ainsi des dizaines de marques qui se côtoient en Afrique, même si chaque pays possède sa ou ses marques nationales.














Si les bières industrielles produites en Afrique sont surtout des Pills, et quelques stouts, la production commence à évoluer. Plusieurs gouvernements ont établi des régimes fiscaux spéciaux pour favoriser le développement des cultures, stimuler leurs utilisations dans la production de bière, et ainsi développer l’économie locale car cela permet aux agriculteurs de bénéficier de meilleurs revenus que par les canaux traditionnels en ayant des débouchés assurés pour leurs productions. Les matières premières importées comme le houblon ou les malts sont ainsi très largement taxées, jusqu’à 100% !
Conséquence, les industriels s’intéressent aux ingrédients des bières traditionnelles et commencent à produire à large échelle des bières classiques à base de sorgho, d’igname ou de manioc qui coutent moins chers, 70% du prix d’une classique, grâce également aux baisses des droits d’assises. Les importations d’orges ont ainsi été réduites de 40%, et les brasseurs industriels se tournent de plus en plus vers les métiers de l’agriculture et de l’agroalimentaire en prenant des participations ou en créant progressivement des cultures de houblons (AB Inbev-SAB Miller en Afrique du sud) ou bien de céréales (Diageo avec du sorgho également en Afrique du sud).
D’ailleurs, ce n’est pas que les grands brasseurs industriels ne se sont jamais intéressés aux bières traditionnelles. En effet, l’une d’elle, la Chibuku, est produite de manière « industrielle » depuis 1950 en Zambie. Commercialisée dans 11 pays, elle fait partie du portefeuille de SAB-Miller depuis 1999. Vendue en brique, la star de la gamme s’appelle la « Shake-Shake » car, comme son nom l’indique, il faut bien secouer afin de remettre les particules en suspension avant de la consommer. Sa fermentation reste incontrôlée, et le taux d’alcool passe de 0,5 à 4% en quelques jours. Pour pallier à ce défaut, la dernière-née de la gamme la Shibuku-Super est pasteurisée afin de fixer son % d’alcool et lui donner une plus longue durée de vie.
Le marché africain de la bière, au potentiel considérable, est en continuelle évolution tant dans ses acteurs que dans ses processus, et son paysage pourrait même encore évoluer avec l’arrivée des Microbrasseurs. Si on en compte déjà plus d’une cinquantaine en Afrique du Sud, ils émergent progressivement ici et là dans les autres pays, comme Inland au Ghana, Kweza au Rwanda, Bature Brewery au Nigeria ou bien Divouba au Congo. Depuis 2019, un nouvelle compétition, l'African Beer Cup Awards, récompense les meilleures bières brassées sur le continent Africain. À l’image de cet énorme et magnifique continent et de sa diversité, les bières d’Afrique ne cesseront de nous étonner et de nous inviter à l’exploration et à l’expérimentation.
V.F.
Références :
Boire avec esprit: bière de mil et société dogon - Eric Jolly - Publications de la Société d'Ethnologie - 2004 : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100652720
Bars et cabarets du pays dogon. Un boire individuel ou communautaire ? : http://www.beer-studies.com/explorer?geo=14&chrono=150&theme=110&onetheme=true
Parallele entre les bières industrielles et les bières traditionelles africaines :http://canettecontrecalebasse.chez.com/accueil2.html
La préparation de bière de sorgho chez les ɟóòhé (Burkina Faso), étude ethnolinguistique d'une technique - François Belliard : http://www.persee.fr/docAsPDF/jafr_0399-0346_2001_num_71_2_1269.pdf
SABMiller in AfricaThe beer frontier : http://www.economist.com/news/business/21602999-long-established-african-firm-went-global-only-find-fastest-growing-market-was-its
Boissons : Castel défend sa citadelle en Afrique : http://www.jeuneafrique.com/mag/282399/economie/boissons-castel-defend-citadelle-afrique/
Bières et vins : l’empire Castel en Afrique :http://www.jeuneafrique.com/282209/economie/infographie-bieres-et-vins-lempire-castel-en-afrique/
Les levures et les bactéries lactiques impliquées dans les bières traditionnelles à base de sorgho produites en Afrique subsaharienne : http://www.pressesagro.be/base/text/v18n2/209.pdf & http://popups.ulg.ac.be/1780-4507/index.php?id=11063
Characteristics of African traditional beers brewed with sorghum malt: a review : http://popups.ulg.ac.be/1780-4507/index.php?id=9217
La bière de banane : http://www.bananier.fr/recette/biere.htm
Bouillon de Culture Nande: Le bananier (E’mboko) : http://www.congoforum.be/fr/congodetail.asp?subitem=20&id=10980&Congofiche=selected
Liste des Microbrasseries Sud Africaines : http://craftbru.com
Edit 2018 : Marché de la bière en Afrique : que la guerre commence! : https://www.agenceecofin.com/hebdop1/0202-54005-marche-de-la-biere-en-afrique-que-la-guerre-commence
Edit 2019 : African Beer Cup : africanbeercup.com
Bonus
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Btobeer animait son premier stand au Salon du Brasseur 2017 qui s’est tenu les 21 et 22 avril à Saint-Nicolas-de-Port. Les 3 partenaires conditionnement, Smurfit Kappa, Autajon et GAI France, étaient présents sur le stand qui était pour cette occasion habillé dans une matière propre au conditionnement -en Kraft- en l’honneur des bières Artisanales, « Craft beer » en anglais.
Organisé comme un parcours permettant aux visiteurs de prendre des informations sur les bouteilles, puis les étiquettes, le matériel d'embouteillage et d’étiquetage, et enfin les emballages en carton pour la bière.









#Kraft4Craft
Autajon a quant à elle présenté son nouveau service en ligne d'impression d'étiquettes "vosetiquettes.fr" très efficace, les brasseurs, -qui conçoivent de plus en plus par eux-mêmes leurs étiquettes-, en envoyant leurs fichiers (200 à 300dpi - pdf, jpg ou Tiff) n'ont plus qu'à sélectionner toutes les caractéristiques taille, découpe, type de papier, finitions supplémentaires comme les dorures à chaud et vernis, les gaufrages, les sens d'enroulement des bobines,… Les formules de livraison sont souples, une livraison Express sous 48heures est ainsi possible.
Gai France représenté par 2 de ses meilleurs spécialistes, Messieurs Fiard et Lhuillier, ont pour leurs parts répondu à toutes les questions sur le choix idéal de matériels d'embouteillages. Du Tirage à plat pour la fermentation basse avec la ligne S aux Becs électropneumatiques avec les MLE. Des tireuses manuelles étaient en démonstration sur le stand de son distributeur, Gauthier adjacent de celui de BtoBeer.
Smurfit Kappa représenté par son usine de Lorraine, concluait cette chaîne conditionnement avec une belle exposition de sa gamme d'emballages pour bouteilles de bière provenant de toutes ses usines de France. Ses dernières innovations étaient présentes, comme les collerettes 4 bouteilles, les coffrets spéciaux avec verres ou sa solution Prinkjet d'impressions petite série (SK Distribution).
Notre autre partenaire houblons, le Comptoir Agricole était quant à lui à côté du Stand BtoBeer et présentait ses dernières variétés expérimentales très parfumées qui sont encore en tests agronomiques. Les brasseurs pouvaient ainsi donner leurs appréciations sur chacune de ses variétés pour mieux orienter les futurs choix :
- P10-9 est un houblon aux arômes doux fruités et floraux. On peut distinguer des arômes de pêche, d’abricot et même finement de l’ananas.
- GS10 présente des arômes classiques floral et épicé, avec une tendance agrume portée sur la mandarine. Belle finesse en bouche.
- GJ 2 est un houblon qui présente des arômes de melon, plutôt vert et frais.
- GR50 est un houblon légèrement épicé avec des arômes fruité type citron vert, melon.
Nous espérons que ces nouvelles variétés seront bientôt sur le marché aux côtés des variétés stars du Comptoir Agricole : Strisselspalt, Aramis, Mistral ainsi que sa nouvelle variété le Barbe Rouge.
Le Salon du Brasseur compte bien entendu un grand nombre d'autres exposants, des céréaliers aux chaudronniers en passant par les laborantins notamment, permettant aux brasseurs de s’informer et de trouver des solutions quelles que soient leurs capacités de productions.
En parallèle des expositions se déroulaient des conférences pour les brasseurs et Francis Heitz directeur au Comptoir Agricole a inauguré la série avec une conférence ayant pour thème : "Cultiver son Houblon faits, gestes et chiffres".
D’autres conférences ont fait le plein comme celle de Daniel Thiriez sur la vie et la gestion des microbrasseries, mais aussi sur l'étiquetage, le bouchage, la sélection des levures et les styles de bières!,....
Fourquets 2017 des Brasseurs et Brasseries Amateurs et Profesionnels
Le Salon du Brasseur s'est conclu par la remise des Prix des Fourquets, d'or, d'argent et de bronze, qui récompensaient cette année, séparément, amateurs et professionnels, -dont une partie étaient présents le lendemain au marché Bières et Saveurs-, dans les catégories suivantes :
- Bières Blondes – de 6° Alc/v
- Bières Blondes + de 6° Alc/v
- Bières Ambrées – de 6 % alc/v
- Bières Ambrées + de 6° Alc/v
- Bières de Blé
- Bières de Blé avec épices, végétaux ou fruits
- Bières à dominante houblonnée
- Bières Brunes
- Bières Noires
- Bières à épices (plantes aromatiques, végétaux…)
- Bières aromatisées
- Bières vieillies en fût de chêne
- et les Bières à la façon « Porter » qui étaient cette année la variété en compétition spéciale.
(Retrouvez les résultats des Fourquets 2017 sur : passionbrasserie.com/2017/04/24/concours-2017-tous-les-resultats/ )
Bières et Saveurs
Une cinquantaine de brasseurs étaient présents au marché Bières et Saveurs du dimanche 23 avril et nous avons pu découvrir beaucoup de produits intéressants tant dans leurs recettes que dans leurs présentations... (à suivre!)










Cette édition 2017 du Salon du Brasseur, la plus grosse jamais réalisée, avec 2000m2 de surface d'exposition, fut une très belle occasion de rencontrer des brasseurs et des professionnels de toute la France et parfois de beaucoup plus loin! St Nicolas-de-Port devient ainsi pour 3 jours le centre du monde brassicole français !...
Nous tenons également à remercier tout le personnel du salon ainsi que les habitants de St Nicolas-de-Port pour leur très bon accueil, l'organisation et surtout leur sympathie.
Et en attendant le Salon du Brasseur 2018, n'hésitez pas à poser toutes vos questions à nos partenaires en les retrouvant sur Btobeer!
Liens :
Salon du Brasseur : salondubrasseur.com
Marché Bières et Saveurs : facebook.com/bieressaveurs
Musée Français de la Brasserie : passionbrasserie.com
Résultats des Fourquets 2017 : passionbrasserie.com/2017/04/24/concours-2017-tous-les-resultats/
Ville de St Nicolas-de-Port : saintnicolasdeport.com
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Histoire de La Bière à Marseille, des Alsaciens, de la mise en place de la fermentation basse industrielle, des brasseries aux microbrasseries, de la bière noire au polar.
Il est des villes dans le monde où la petite et la grande Histoire flirtent aux détours des rues et des places, où chaque lieu et bâtiment pourraient devenir historiques, ou le début tout du moins d’une aventure grâce à l’effervescence des flux humains ; Marseille est l’une d’elle. C’est en nous intéressant à notre domaine, la Bière, que Marseille nous a raconté ses heures d’or qui ont changé pour toujours le cours,-et les process-, des Brasseries dans le monde. Des Brasseurs Alsaciens en Provence à la mise au point industrielle d’un système frigorifique à absorption de gaz,-pour la première fois dans le monde, permettant un contrôle de la fermentation basse dès 1859 par Velten-, en passant par la grotte de la Valentine et le renouveau de la microbrasserie aujourd’hui, nous vous proposons un voyage dans le temps via planète Marseille !
I - Des Alsaciens à Marseille
Mars 2017, au cœur de Marseille, la cours de la Cité de la Musique est en travaux : la Halle Velten, d’une superficie de 1000m2, va bientôt rouvrir, le centre social s’agrandit et bientôt résonneront pas de danses et figures sportives. En interrogeant les ouvriers présents sur d’éventuelles traces d’équipements brassicoles d’un autre temps, la plupart reste circonspect. Il faut dire que cela fait longtemps que le nom de Velten n’évoque plus rien. Effectivement, il ne reste aucun indice ici de l’illustre passé de cette famille d’origine Alsacienne à Marseille et de ses activités. La Halle, dernier vestige de l'usine Velten et des Brasseries de la Méditérranée, est déjà à sa deuxième reconfiguration depuis la construction de la Cité de la Musique en 1990 et que l’on perd les traces des derniers vestiges (cuves,…) à cette époque. Le fronton énigmatique « E.V. » ne donne aucun indice sur l’activité passée et les innovations majeures qui ont eu lieux : la mise en place de la première installation frigorifique industrielle de Ferdinand Carré en 1859, de surcroît pour la Bière, permettant la maîtrise « industrielle » de la fermentation basse, et ouvrant l’ère des brasseries et des microbrasseries.
Marseille connait en effet depuis le 17ème siècle une effervescence entrepreneuriale, grâce à un essor commercial sans précédent, ayant reçu la gestion unique du commerce français avec les pays du Levant (Proche-Orient) et de Barbarie (Maghreb) en 1599, mise en situation de monopole par son statut de Port Franc de 1669 et par un édit de 1685, interdisant aux marchandises du Levant d'entrer dans le royaume par un autre port. Sa situation est renforcée également par les blocus anglais sur les côtes nord. Grâce au commerce transocéanique avec l’Amérique du Sud et les Antilles au 18ème siècle, puis les Colonies, Marseille s’impose jusqu’en 1870 comme le premier port Méditerranéen et d’Europe (avant d’être dépassée par Hambourg, Anvers et Rotterdam). Marseille est ainsi un épicentre qui attire des populations venues de toute la France et de l’étranger pour tenter leur chance. En 1788, 58% de la population n’est pas originaire de la ville. Il faut dire aussi que Marseille a été décimée plusieurs fois par la peste, notamment en 1720 où l’on compte 38000 victimes sur 75000 habitants. La ville a ainsi des besoins démographiques et de main d’œuvres importants. Ici, le brassage de culture est de mise depuis très longtemps !
C’est dans ce contexte que des artisans Alsaciens, notamment, s’installent dans le sud et à Marseille, poussés par une pression démographique commencée vers la fin du 18ème siècle en Alsace puis par les contextes économiques (emplois, manques de terrains,…). Portant avec eux toute une gamme de savoir-faire… Il manquait en effet au sud de la Loire une production très importante : celle de la Bière ! Peu prisée dans le sud à cette époque, la principale production locale étant le vin, également en situation de monopole à la vente à Marseille, bien que l'on retrouve non loin, à Roquepertuse, des traces de production de bière datant de l'âge du fer au Vème siècle avant notre ère. Ainsi en 1778, Jean-Chrétien Hay fit le pari d’ouvrir la première brasserie du sud de la France à Arles avec un entrepôt à Marseille, annoncée dans les « affiches de Provence » du 23 mai 1779 :
« Il nous manquait cette branche de commerce en Provence et la consommation de la bière qui est devenue considérable, faisait sortir de la Provence des sommes immenses. Le sieur Hay vient de former deux établissements qui nous dispensent de recourir chez l’étranger. Il a établi une brasserie à Arles, où il compose deux sortes de bières, de la double à la simple ; cette dernière est plus blanche que l’autre et en même temps plus légère. Il en a établi un entrepôt à Marseille afin que les différents endroits soient à portée de se pourvoir… »
En moins de 10 ans, Hay, associé à son gendre André Siffermann, commença à produire également dans Marseille, rue Curiol, et l’on pouvait acheter sa bière du format Bouteille, de 10 à 12 sols (environ 1,5 euros en pouvoir d'achat 2017), à la Barrique, de 15 à 60 livres (de 45 à 180 euros environ).
Il faut dire qu’entre le renouveau de la population, l’activité portuaire et le commerce maritime, la bière est entrée dans les nouvelles habitudes de consommation locale, chez les marins et dans les factoreries (comptoir-manufacture). La raréfaction des cargaisons hollandaises due à la Guerre d’Amérique de 1778, la difficulté de production à cette époque dans les pays chauds, et la position idéale de ce port, entre nord et sud, qui permet d’obtenir les meilleurs produits, - des orges de Provence et de Tunisie et des houblons de Flandres et d’Allemagne-, étaient des facteurs pouvant également inspirer un brasseur…
Un mémoire de la Chambre de Commerce de 1805 signale le nouveau goût des Marseillais pour la bière et insistait également sur les « exportations considérables » faites vers les Indes, le Levant, la Barbarie et l’Amérique des bières venu surtout d’Angleterre ou de Hollande et transitant par le port. En effet, la production locale, assez faible, est essentiellement consommée sur place et sa qualité est jugée moyenne à cause d’une eau trop calcaire et à un climat défavorable à la conservation.
En 1814 sous la restauration, on compte 5 brasseurs de faible importance en ville dont un nouvel arrivant, Jacques Velten originaire de Brumath. Avec ses associés, puis ses successeurs,-Eugène, Edouard et Geoffroy Velten-, il va jeter les bases d’une entreprise sans commune mesure avec celles de ses prédécesseurs : la Bière Velten future Brasseries de la Méditerranée.
De la fermentation basse aux systèmes frigorifiques : Bière de Mars toute l’année!...
Confronté à un climat défavorable et porté par les derniers procédés et découvertes industrielles, le fils de Jacques, Eugène Velten décida de résoudre le problème de qualité de la bière dans les années 1850. D’abord en filtrant et en faisant bouillir l’eau, puis en s’intéressant à la fermentation basse et aux procédés de refroidissement.
A cette époque, la « maitrise » de la technique de la fermentation basse a vu le jour grâce aux recherches de l’autrichien Anton Dreher en 1841 sur la bière lager, et de l'allemand Joseff Groll en 1842 sur la bière pils. Tous deux inspirés par les techniques de brassage impliquant le refroidissement et le stockage au frais. En effet, cette technique connue depuis le XVème siècle par les Bavarois n’était possible que dans les régions à la fraicheur favorable et ce juste une partie de l’année. La fermentation basse nécessite en effet l'adjonction des levures dont l'activité est optimale à des températures basses, entre 9-22°C et idéalement à 10-15°C. Cette technique protège la bière contre les bactéries et les champignons et lui confère une durée de conservation supérieure. La fermentation basse nécessite également une période de stockage de plusieurs semaines. D’ailleurs, en allemand le mot Lager veut dire "stocker".
« La bière de Bavière est mise comme on le verra en fermentation à une température très basse. Les celliers où l’on conserve la bière de garde sont généralement taillés dans le roc ou creusés dans des formations moins dures sur les flancs des collines et maçonnés à l’intérieur. On y maintient toujours une température basse ce qui dispose la bière à se garder et à s’améliorer. Ils sont munis de doubles portes de cheminées d'aérage (ndlr : aération) qu'on peut fermer et ouvrir à volonté [...] Il y’a deux sortes de bières de Bavière à savoir la bière d’hiver ou de débit (winter bier ou schankbirr) qu’on fabrique dans les mois d’octobre novembre mars et avril et la bière d’été ou de garde (sommerbier ou lagerbier) qui se fait dans les mois de décembre janvier et février où le froid est le plus intense. Pour la Bière d’hiver on refroidit le moût jusqu’à 12°C tandis que pour celle d’été on descend jusqu à 8°C. C’est à dire que c’est à ces températures qu’on introduit les moùts dans la cuve-guillloire. »
Nouveau Manuel Complet du Brasseur – Riffault, Verganud et Malepeyre – 1853
Les progrès industriels vont également très vite. En 1834, Jacob Perkins invente la première machine frigorifique fonctionnelle. En 1851, est mise en place dans une brasserie australienne la machine de réfrigération à compression de vapeur de James Harrison. En 1856, Jean-Louis Baudelot, génial inventeur brassicol, met au point un réfrigérateur tubulaire destiné à refroidir le moût sortant des chaudières de brassage. Au même moment Charles Tellier crée la première machine frigorifique à circulation de gaz ammoniac liquéfié pour produire du froid à usage domestique et industriel reprise et améliorée par Ferdinand Carré, avec sa « machine à glace » - le Réfrigérateur à absorption de gaz. Ferdinand Carré, très précoce, travaillait sur le refroidissement depuis très jeune. A l’âge de 17 ans, en 1850, il inventa un procédé de réfrigération à base d’eau et d’acide sulfurique. La différence entre les deux techniques, compression et absorption, réside dans la façon de transformer le gaz en liquide : le premier utilise la compression mécanique tandis que l’autre utilise des fluides réfrigérants et absorbeurs qui font offices de compresseurs à l’échelle moléculaire.
Ferdinand Carré, après avoir fait ces essais de machines chez les frères Tourtel à Tatonville en 1857, -qui testaient à cette époque les dernières techniques dont le maltage pneumatique-, proposa sa machine à Eugène Velten, qui en la combinant à la chaudière fermée du brasseur parisien Karcher, améliora par la même occasion la Touraille de la chaudière en 1859.
Collaborant également avec Pasteur, Velten introduisit dans sa fabrication ses dernières découvertes. Permettant ainsi la production de tous types de bière toute l'année! (Bière de Mars et de Saisons toute l'Année*... *brassées en hiver, elles ont besoin de conditions de fraîcheur optimum et même si la Bière de Mars est de fermentation haute... ;) ).
Avec une production annuelle de 100 000 hl, plus de 500 employés, obtenant la Médaille d’Or à l’exposition de Paris en 1878, puis le Grand Prix en 1900, la Brasserie Velten, vendu en tant que Brasseries de la Méditérrannée par Geoffroy Velten en 1881 pour se consacrer à la politique, allait devenir l’une des plus importantes firmes industrielles à Marseille et l’une des principales brasseries du sud de la France du début du XXème.
« A Marseille, M. Velten a beaucoup perfectionné cette industrie, qui jusque-là n'avait existée dans cette ville que dans de très mauvaises conditions, et donné que des produits très-inférieurs. M. Velten est arrivé à fabriquer en toute saison des bières excellentes, qui peuvent rivaliser avec les bières allemandes pour la limpidité et avec les bières anglaises pour la durée. M. Velten donne à ses bières la propriété de se conserver, grâce à l'emploi du système Pasteur, c'est-à-dire en les refroidissant à l'abri du contact de l'air, et en employant de la levure préparée dans les conditions recommandées par M. Pasteur. C'est le gaz acide carbonique qui sert à M. Velten à mettre ses bières à l'abri de l'influence des germes atmosphériques, mais les appareils qu'il emploie diffèrent de ceux de M. Pasteur, que nous avons décrits. »
Les Merveilles de l’Industrie – Louis Figuier – 1873










Ferdinand Carré fort de cette expérience marseillaise, vendit sa Machine à Glace qui produisait de 12 à 100 kg de glace à l’heure. Elle rencontra un fort succès en France, en Europe et aux Etats-Unis où plus de 600 brasseries étaient équipées du système Carré à la fin des années 1860 et ce malgré la guerre civile américaine.
II La Grande Epoque
Portées par ce nouvel élan, les Brasseries, dont Velten, ouvrent et parrainent des cafés et des brasseries-restaurants dans le centre-ville, sur la CanneBière et le vieux port, participant à une mode biérophile et alsacienne à Marseille. Un guide de l’époque « Histoire anecdotique des cafés de Marseille » d’Horace Bertin recense plus de 51 établissements : A la Brasserie du Père Tocquet rue de la glace par exemple, où l’on consomme à même des tonneaux des bières noires produites à Marseille, devint un lieu tendance et de mixité sociale ; ou bien par exemple à la Taverne Alsacienne aux allées de Meilhan où le public se presse pour admirer « de Gentes Alsaciennes », les serveuses en cornettes et tabliers blancs, et pour s’essayer à la choucroute qui sera adoptée par les Marseillais. Ces établissements participent à l’embellissement de la ville, au développement des spectacles en accueillant saltimbanques et cabarets, et à l’augmentation de la consommation de bière qui passe de moins de 1 litre à plus de 12 par habitants en moins de 100 ans… Stimulant également les industries locales comme le Picon qui ouvrit les portes de son usine à Marseille en 1872.





De cette belle époque Birophilo-Alsacienne à Marseille, ne reste que quelques établissements comme la Brasserie des Templiers, ouverte en 1896, où l’on sert toujours de la choucroute, ou la Brasserie de Lyon qui sous l’œil du Gambrinus Marseillais accueille biérophiles et autres oiseaux de nuits. On dit ici de cette brasserie que l’«on sait comment on en est parti mais que l’on ne sait plus comment on y est arrivé »…
Cette seconde partie du 19ème siècle est également marquée par l’ouverture de Brasseries qui perdureront des décennies et deviendront mythiques dans le sud dont Phenix, Marx, Velten, Zenith.
En 1875 s’ouvre la Brasserie Geismar qui deviendra en 1924 la Brasserie du Zenith et qui produisait entre autres les bières Zénia, Bière Bock, Zener Brau, Zenith Export Lager, Zenith 57, Scotch 57,…











La Brasserie Phocéenne ouverte en 1876 deviendra par la suite la Brasserie Marx et commercialisa la Hahnenbräu et la Victory Beer.
En 1886, la Brasserie-Malterie Le Phénix se reconstitue, issue de la Brasserie Suisse de 1872 mise en place par des helvétiques établis depuis longtemps dans Marseille, devenue la Brasserie et Malterie Moderne de la Valentine en 1881. Phénix reprend les installations de la Valentine aux Trois-Lucs dans le nord-est de Marseille qui est installée à proximité d’une source ;











Obtenant du financement pour des équipements indispensables compensant « les graves erreurs dans les installations techniques » révélées par l’expertise de l’usine en 1885. Si les débuts furent difficiles, en quelques années la société afficha ses premiers bénéfices et pu acheter son usine et les terrains qui abritaient sa source et qui hébergeaient sa « cavalerie » pour convoyer les chargements de la Brasserie dans Marseille. Il parait que les convois comptaient parfois des attelages de 36 chevaux !!!
La source de la Valentine ne devenant plus suffisante, Phénix acquit successivement 4 autres sources dont celles de la Jouvène et du lac souterrain de la grotte Monnard. Cette dernière assurait un débit de 60 à 120m3 l’heure, soit 1,5 à 3 millions de litres par jour, et on s’en servit pour la fabrication jusqu’aux années 60 avant de n’être plus utilisée que pour le lavage des bouteilles.
Mise à jour lors du percement du canal de Marseille en 1848, rendue visitable grâce au percement par une carrière voisine d’une cavité faisant communiquer les différents réseaux en 1888. Devenue une attraction touristique pour les premiers spéléologues amateurs du 19ème siècle qui traversaient ses différentes salles et son lac, à 60 mètres de profondeur, à la lueur d’une bougie, la grotte Monnard émerveillait et était qualifiée de « véritable féerie de stalactites en choux fleurs, d’une blancheur immaculée » ; jusqu’à ce que l’on découvre la grande pureté de son eau, parfaite pour brasser et mettre Phénix à l’abri de ses besoins en eau. Située à 3km de l’usine, elle est reliée par un canal souterrain profond de 5,5 à 49 m nommé Galerie Phénix.
Fleuron du monde souterrain Marseillais, la grotte Monnard est complètement oubliée aujourd’hui, pillée par des collectionneurs peu scrupuleux, ayant servi d’abri pendant la seconde guerre mondiale et menacée par les mouvements de terrains, ses derniers vestiges se trouvent sous un jardin public des Trois Lucs.
La Bière Phénix rejoint l’Union des Brasseries en 1969 puis le groupe Heineken en 1988. La marque Phénix dernière représentante d’une époque glorieuse s’éteint au début des années 90. Grâce à des investissements massifs pour moderniser le site à la fin des années 80, la Valentine pouvait produire le ¼ de la production industrielle française, fournissant tout le sud de la France, avec des bières comme la 33 export, le Panach’ et son Monaco, la bière Amstel ainsi que la bière Heineken, que le site produit toujours. Dernière venue de la gamme, la nouvelle marque régionale La Phénicienne de Heineken qui ressuscite en somme l’esprit du lieu, avec une Pils à 4,5%. Il faut dire que l’emblème du Phénix trône encore dans le bâtiment.









La concurrence locale, nationale et internationale fût la cause de rachats et de fermetures de toutes les grandes brasseries de la belle époque de Marseille.
III Le Renouveau des Microbrasseries Marseillaises
Le renouveau, après quelques tentatives dans les années 90-2000, vient avec la nouvelle génération de microbrasseurs établis depuis cette décennie, Marseille en compte trois en 2017: la Brasserie de la Plaine, la micro-brasserie la Minotte et la Bière Part’Faite.
La Brasserie de la Plaine, débarquée en juin 2013 dans le quartier du même nom, est la plus ancienne représentante dans Marseille. Débutée à deux, la Brasserie compte aujourd’hui 4 collaborateurs. Commencée avec une gamme très classique, Blonde, Blanche, Ambrée et une IPA, la Brasserie de la Plaine a aujourd’hui développé plusieurs gammes : les classiques (Blonde, Blanche Ambrée et la Violette), les spéciales (IPA et Houblonnée à Crue), et les séries dont la première est une série noire avec une Black IPA mettant en avant des malts torréfiés et dont le nom et la couleur rappellent à la fois l'Histoire et les histoires de Marseille... Essayant d’utiliser le maximum d’ingrédients bios surtout pour les céréales, trois des recettes de bière de la brasserie de la Plaine sont certifiées Bio.
Le développement de la Brasserie est très local, ses bières sont bien distribuées dans ce quartier jeune et animé de Marseille qui compte également de nombreux nouveaux bars où l’on sert à la pression ses Punks IPA. Les cafés-bistrots, plus anciens, sont parfois plus difficiles à convaincre. Ailleurs en ville, mis à part les caves à Bières, on trouve également des bières locales dans les magasins régionaux et de fooding. La brasserie touche tout le monde, jeunes comme plus anciens : « une vielle dame envoie son fils nous prendre son pack de 6 de Weed IPA toutes les semaines ! » (Certainement nostalgique des heures de gloire de Marseille….) nous expliquent les brasseurs...
Ouverte en 2015, la Minotte de la microbrasserie Minot prend à la fois son nom dans le surnom donné aux enfants en Provence - lui-même faisant référence à une ancienne mesure de grain, la mine, dont le minot représentait la moitié, analogie de l’enfant tel une « moitié » d’homme - et rappelle les minoteries, les moulins modernes. Ayant démarré dans un petit local d’à peine 45m2 aux pieds de la Bonne Mère, avec un petit budget de 20000 euros dont une partie provenait d’une campagne de crowdfunding, la brasserie vient de se réinstaller en septembre 2017 dans un plus grand espace afin d’accroitre sa production et de passer progressivement de 250hl à plus de 900hl, mais aussi de pouvoir accueillir du public tous les jours, en ouvrant un espace cave et dégustation.
Les brasseurs de la Minotte adorent utiliser des ingrédients additionnels et produisent 13 à 14 bières différentes. Leurs dernières expérimentations jouent avec le gingembre, la mangue, le beurre de cacahuète, le cacao, la myrtille ou bien le miel. Cette large gamme est également possible grâce à l’utilisation de plus petites cuves, format provenant des conditions d’origines de la brasserie, permettant le brassage de plusieurs types de bières par semaines.
Créée également en 2015, la Brasserie des Suds qui produit la Bière Part’Faite, est dans une démarche participative, comme une « Part’ie » de son nom l’indique, et d’économie circulaire afin d’être au plus proche de ses consommateurs et de son environnement. Ayant eu recours à un financement participatif, les recettes originelles, Kölsch-style ale, Altbier et Weissbier ont été élaborées avec le concours de plus de 300 personnes. Les brasseurs s’inspirent de plus des principes de la biodynamie et adorent jouer avec les levures pour leurs nouvelles créations : IPA, Triple,...
Les ingrédients bios et locaux sont privilégiés. La brasserie est à l’initiative de Houblon Urbain Marseillais qui est un projet participatif de culture en ville ayant mobilisé 41 familles en 2017, ainsi qu’une ferme et des jardins pédagogiques. Avec 100 pieds de houblons Glacier et Chinook, sélectionnés pour leurs adaptations au climat méditerranéen, près de 2 kilos de fleurs ont été récoltés au mois de septembre permettant de brasser plus de 500 litres de la “BHUM”, la “Bière au Houblon Urbain Marseillais”, et ce malgré les intempéries et la canicule de cet été, les parasites, sans oublier le mistral. La Part’Faite essaye aussi de limiter son impact environnemental, en réduisant sa consommation d’eau, en utilisant de l’huile de friture pour chauffer ses brassins et en traitant ses déchets, en donnant par exemple ses drèches aux animaux d’une ferme.
La Provence compte bien entendu une petite scène active d’autres microbrasseries comme La Sulauze, Aquae Maltae… Sans compter sur les marques locales comme La Cagole, la Bière de l’OM, ou la Phénicienne, ou sur les bières à façons de restaurateurs et producteurs locaux…
En 2020, on compte 9 Brasseries à Marseille et de nombreux lieux dédiés (voir plus bas).
Source/Bibliographie
Ferdinand Carré : janinetissot.fdaf.org/jt_carre.htm
Histoire de la réfrigération : quid-tegestophile.over-blog.fr/article-de-l-histoire-aux-techniques-47592100.html
Merveilles de l’industrie - Louis Figuier - 1877 : gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k246705
Manuel Complet du Brasseur - Amand-Denis Vergnaud - 1838 : gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6274643p?rk=21459;2
Nouveau Manuel Complet du Brasseur – Riffault, Verganud et Malepeyre – 1853
Louis Pasteur. Papiers. I — REGISTRES DE LABORATOIRE ET CAHIERS DIVERS. I-CVI Registres de laboratoire. LXIII-LXXVIII Recherches sur la bière. LXXV Correspondance Velten : gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9080081z/f2.image.r=velten
Phénix : cielmonsite.pagesperso-orange.fr/biere/biere.htm
Phénix : thebeerlantern.com/phenix/
Grotte de la Valentine : tourisme-marseille.com/fiche/la-brasserie-phenix-brasserie-de-la-valentine-heinecken-marseille/
RP-50300-FR : Ville de Marseille - 13 - Route des Trois Lucs à la Valentine - Avis du BRGM sur la cartographie existante des zones instables – BRGM - Juin 2000 : infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50300-FR.pdf
Excursions en Provence – Notice sur les Grottes Monnard - Paul Ruat
La Phénicienne : rayon-boissons.com/A-LA-UNE/Heineken-etoffe-son-offre-de-bieres-regionales-et-artisanales-41938
La Phénicienne : maltsethoublons.com/2016/02/16/heineken-joue-la-carte-terroir-et-biere-de-specialite/
Reportage sur la Brasserie de la Valentine : youtu.be/J1XcTodkPxA
Archives de la CCI Marseille :
A la Valentine un modernisme à la gloire de la « 33 export » - Hier et Demain n° spécial – 1979
Ces grottes que l’on oublie – Philippe Meron – Le Meridional – 8 janvier 1991
1778 : Gambrinus à Marseille – Pierre Echinard - Le Méridional – 3 octobre 1993
La Valentine brasse pour Heineken – Jean-Luc Crozel – Le Meridional – 5 novembre 1993
1886 : Phénix déploie ses ailes – Pierre Echinard - Le Méridional – 16 juin 1996
Projet Halle Velten : marseille-renovation-urbaine.fr/uploads/media/LettreProjetVELTEN_BAT.pdf
Histoire anecdotique des cafés de Marseille - Horace Bertin – Bellue – 1869 : gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k855357h
Histoire universelle de Marseille - Alèssi Dell’Umbria – Edition Agone – 2006
Marseille pour les Nuls – Pierre Echinard, Edmond Echinard, Médéric Gasquet-Cyrus – Pour les Nuls – 2013
Au temps des factoreries – Raymond Vacquier – Editions Karthala - 1986
Histoire de l’immigration en PACA aux XIXe et XXe siècles - Yvan Gastaut : hommesmigrations.revues.org/226
Histoire des faits économiques – Jérôme Buridant et Arcangelo Figliuzzi – Edition Breal – 2007
Never mind the bottle. Archeobotanical evidence of beer-brewing in Mediterranean France and consumption of alcoholic beverages during the 5th Century : https://www.researchgate.net/publication/226728428_Never_Mind_the_Bottle_Archaeobotanical_Evidence_of_Beer-brewing_in_Mediterranean_France_and_the_Consumption_of_Alcoholic_Beverages_During_the_5th_Century_BC
Calcul de la Valeur des choses dans le temps : www.histoire-genealogie.com/De-la-valeur-des-choses-dans-le
Liens :
Brasseries Artisanales de Marseille:
La Plaine : brasseriedelaplaine.fr
La Minotte : minot-brasserie.fr
Part'Faite : partfaite.fr
Sulauze : brasseriedesulauze.com
Zoumaï : brasseriezoumai.fr
Maltfaiteurs : lesmaltfaiteurs.com
Soiffe : soiffe.com
Brasserie Communale : brasseriecommunale.fr
Keg & Can : facebook.com/kegandcan/
Caves à Bière Marseille
Cane Bière : la-cane-biere.fr
Fietje : fietje.fr
Victor : victor-biere.com
Bière Academy : biereacademy.com
Beer District : beerdistrict.fr
Autres
Houblon Urbain Marseillais : Plan - Actualités
« Ce petit livre sera, sans doute, trouvé incomplet par beaucoup de gens. On ne manquera pas de dire par exemple, que j’ai laissé de côté bien des cafés plus curieux et plus anciens que ceux dont je parle. J’accepte d’avance le reproche, et je saisis même l’occasion pour ajouter que je n’entends nullement m’attribuer le mérite d’avoir épuisé un sujet aussi vaste et aussi varié. Mon seul désir est que cette histoire sans prétention de nos principaux cafés de Marseille puisse être utile, un jour, à un historien plus habile, et lui serve à recomposer un des côtés pittoresques de notre cité ».
Horace Bertin - Histoire anecdotique des cafés de Marseille - 1869
Vincent Ferrari – BtoBeer – Mars 2017
Un Remerciement Spécial à Mr Jeanjean et à Mariama K.
Bonus :
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- Catégorie : Produits & Industries
Le Beer Attraction est un salon mixte dédié aux Microbrasseries et à la Bière Artisanale Italienne. A cette occasion, ont eu lieu les cérémonies organisées par Unionbirrai, et ont été décernés, les prix « Birra dell’Anno », technologies nouvelles, et aux matières premières. Des conférences et des formations professionnelles (BBTech) ont été organisées en parallèle. Cette troisième édition s’est ouverte également au secteur alimentaire « Food Attraction », grâce à la tendance internationale actuelle des « Accords-Mets-et-Bières » et des repas à la Bière. Une centaine de microbrasseries italiennes, et quelques internationales, étaient ainsi présentes sur ce salon, et nous avons donc pu découvrir la production et quelques tendances locales, ainsi qu’assister à certaines conférences.






La Microbrasserie Italienne, un secteur jeune et actif, une conscience locale
Avec environ 700 microbrasseries dont plus de la moitié se sont ouvertes les 5 dernières années, l’Italie bénéficie également du renouveau de la production brassicole. Des mouvements comme le Slow Food apparu en 1986 de ce côté des Alpes, ont permis de sensibiliser les citoyens à l'éco-gastronomie et à l'alter-consommation. La microbrasserie en Italie s’inscrit directement dans cette tendance de consommation «hyper- locale » ou « 0 kilomètre » comme on dit ici. La valorisation du territoire est donc de mise, et les microbrasseurs italiens veulent également miser sur le goût du terroir. De plus en plus de brasseurs essayent donc de ne s’approvisionner que dans un périmètre restreint, ou de produire par eux-mêmes le maximum d’ingrédients (malts, houblons,...). Un projet de houblon 100% italien a même vu le jour durant le salon…
Au niveau national, même si la bière est consommée uniformément, on s’aperçoit que le sud de l’Italie est très actif, alors que la culture de la production de la bière est historiquement et géographiquement plus du nord (et le vin au sud). Le salon était donc la bonne occasion pour la remise des prix "Birra dell'Anno" organisé par Unionbirrai qui représente bien la diversité de l'art de la Brasserie Italienne et dont le prix principal, celui de la MicroBrasserie Italienne, a été remporté cette année par Birra Baladin :
Les tendances 2017 : « Extrêmisation de la Bière », torréfaction et utilisations d’ingrédients spéciaux.
Poursuivant la tendance internationale des bières aux houblons très parfumés, grâce aux IPAs notamment, les microbrasseries italiennes n’hésitent pas à pousser l’expérience « à fond » : en incorporant une concentration maximum d’ingrédients dans les brassins, afin d’obtenir une « explosion » de saveurs et/ou de textures, la tendance 2017 est à « l’extrême », dont les « IPA estremizzata » avec leur ajout très généreux en houblons.
Mais c’est aussi du côté de la torréfaction des malts où les expériences se multiplient, certaines brasseries n’hésitent pas à tester jusqu’à 7 torréfactions diverses donnant des blacks IPA très très sombre par exemple. Les RauchBiers font également des apparitions remarquées chez plusieurs microbrasseurs qui déclinent certaines de leurs bières en « version fumée ». Le blé et le froment sont aussi utilisés davantage en propre ou en addition.
Au niveau des variétés de Bières, outre les Extreme IPA, on a pu voir un engouement autour des New England IPA qui sont plus crémeuses et plus légères en bouche donc moins sèches. Les expériences autour des bières noires vont également de la Rauchbier à la Tropical Stout en passant par les ‘bières épicées’. Enfin, l’apparition de plusieurs bières « Sour » confirme le succès de cette variété de bière.
L’utilisation de fruits et d’ingrédients spéciaux devient également commune, avec parfois une gamme dédiée. Le miel, les marrons et la chataigne sont très utilisés, et parmi les fruits, on retrouve dans les fruits rouges : la framboise, la fraise, la cerise, la mure, la myrtille ; dans les fruits jaunes : le fruit de la passion, la pêche, l'abricot, la mangue, et la prune ; dans les agrumes : le pamplemousse et les citrons (jaune, vert,..), et puis dans les autres ingrédients et épices : le piment, le coriandre, la myrte et même la citrouille.



















Techniques et Technologies
De nombreuses conférences ont eu lieu durant le Beer Attraction, celles par exemple sur « les femmes et la bière » démontraient comme en France, la nécessité d’une « éducation-conseil » des consommatrices : portant à la fois sur la provenance et la méthode de production et sur les variétés de bières en elles-mêmes, car d’une manière générale, les consommateurs latins ont une vision (et un choix !) souvent trop limités : blonde, brune, rousse,…
Notre partenaire GAI était présent sur le salon professionnel et présentait les dernières évolutions de la série MLE équipée des Becs UNICA, ainsi que son nouveau brevet relatif à l’embouteillage des cannettes de bière : l’encannage pour moyennes cadences.
Enfin, au niveau packaging, on note l’apparition chez certaines microbrasseries de bouteilles et d’emballages, « luxes » ou originales, dédiés aux « grands » restaurants.
Liens :
beerattraction.it
unionbirrai.it
microbirrifici.org
mondobirra.org
giornaledellabirra.it/eventi/birra-dellanno-2017-i-vincitori
altagradazione.com/2017/02/18/tante-nuove-birre-presentate-al-beer-attraction
- Détails
- Catégorie : Produits & Industries
IVème Partie de notre Dossier sur les Emballages Bières
Nous parlerons dans cet article de tous les aspects de l’utilisation des coffrets, des divers types, et de tous les aménagements pour les rendre plus efficaces.
Nous avons analysé dernièrement le phénomène « Bières de l’Avent » et les packagings bien particulier qui en découlent, mais il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine de la fête, de l’évènementiel et du cadeau (Anniversaires, fêtes des pères et des mères, saisons, fêtes religieuses, etc ..etc ..)
Les coffrets sont particulièrement bien adaptés à la vente de bière dans ces contextes.
Nous pouvons distinguer plusieurs types de coffrets :
- coffrets avec des produits identiques
- coffrets avec des produits différents, comme des cadeaux dits GWP (Gift with Purchase) (exemple 4 bouteilles + verre, bouteille + pad, …)
- coffrets avec d’autres produits de marque différente (cobranding) et/ou complémentaire (coffret régionaux)
- coffrets aux formes innovantes et suggestives, exemple : en forme de livres, en forme de tonneaux, etc
Définition :
Les coffrets sont des conditionnements à la réalisation soignée, destinés à contenir un certain nombre de produits identiques ou variés et à véhiculer des valeurs, et la communication marketing et commerciale du brasseur.
Les coffrets sont des conditionnements destinés en plus à satisfaire les besoins de l’acheteur, sans oublier que souvent l’acheteur les acquiert pour à son tour en faire cadeau.
Ils accroissent la valeur perçue des produits contenus, parmis les emballages pour bouteilles de bières, ce sont des conditionnements promotionnels indispensables.
Ces Unités de Vente Consommateur (UVC), ne sont plus seulement des contenants protecteurs, mais sont aussi de véritables Outils, ou avocats muets pour promouvoir et faciliter les ventes de vos produits, en mettant en valeur leurs qualités, et d’autres éléments qui vous semblent important a communiquer à l’acheteur ou consom-acteur selon les points de vue.
Ils doivent le séduire et le valoriser à plusieurs moments, au moment où il l’achète, au moment où il le donne et au moment il déguste la bière.
Ainsi ces coffrets doivent satisfaire des besoins fondamentaux : appartenance, estime de soi, accomplissement. Ils seront des Outils essentiels dans la différentiation de l’offre, occasionnelle ou standard.
Pour les rendre efficaces, des trésors de créativité dans les formes, dans le choix du décor et du texte imprimé devront être déployés.
La forme est tout aussi importante que l’imprimé pour la reconnaissance première et pour la mise en valeur de l’objet « coffret » car ces formes peuvent s’assimiler à une impression en trois dimensions, permettant une reconnaissance immédiate plus aisée. Tenir compte que sur le linaire le client potentiel n’a que 10 à 15 secondes pour se décider et que 76% des achats se font au dernier moment dans le magasin ???
Ne pas oublier que pour satisfaire les besoins fondamentaux de l’amateur éclairé de bière, le décor doit raconter une histoire (Storytelling) , transmettre l’univers de la marque, un univers festif ou autre selon les choix du brasseur.
Que le décor soit sobre ou sophistiqué, bien sélectionner les couleurs et les images imprimées est fondamental, cela fait partie de ce Storytelling.
Utilisation des Codes QR :
Profitez aussi de ces conditionnements qui finissent leur vie chez le consommateur, pour instaurer un dialogue direct avec lui et mettre en valeur votre passion, vos méthodes, les produits utilisés, leurs origines, etc…. Ceci est possible aujourd’hui par l’intermédiaire des connections internet, en passant l’impression de QR codes ou autres codes lisibles par l’appareil photo de nos portable 3 et 4G, et d’un site propre au brasseur adapté à cette communication. Notons que les derniers développements de Heineken semblent s’être affranchi de l’impression de codes. Il permet grâce à un système appelé « Heineken Project » de se connecter tout aussi bien à un site spécifique.
Ce type de communication est un instrument incomparable de fidélisation et de développement des ventes. Où que l’on soit, avoir l’impression au moment de la consommation d’être en relation avec le brasseur est très convivial et valorisant. Le coffret est le premier support de ce type d’interface.
Les coffrets de demain seront intelligents, il est envisageable par exemple de doter ces coffrets de plus d’interactivité comme l’installation de puces RFID (Radio Frequency Identification) permettant de dialoguer avec le consommateur sur les lieux de vente ou sur les lieux de consommation.
UVC , RSE, REP, Ecotax, ECO-Friendly Packagings
Comme ces coffrets finissent leurs vies chez le consommateur, les brasseurs qui utilisent ces types de packaging (UVC) doivent s’être acquittés des eco-taxes dans le cadre de la Responsabilité Elargie du Producteur (REP). Cette écotaxe permet aux organismes récipiendaires, de prendre en charge la collecte sélective, puis le recyclage ou le traitement des déchets issus de ces produits.
Sur ces emballages, l’impression du logo du point vert et des consignes n’est pas obligatoire, mais le faire, permet de diminuer le montant de l’eco-taxe, et met en valeur les actions écologiques et développement durable entreprises par le brasseur. Sur ces emballages, on peut mettre aussi en valeur la RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises), c’est à dire « la contribution des entreprises aux enjeux du développement durable », et la sensibilité écologique du brasseur.
C’est important, car au moment de l’achat, 40%, des consommateurs se déclarent sensibles aux valeurs écologiques et sociétales transmises par l’emballage (Communication écologique, papier recyclé, recyclabilité), suivant une étude de juillet 2016 du salon de l’emballage All4Pack.
Penser aussi que ces coffrets ne sont pas des coffres forts, très difficiles à ouvrir et à refermer. Prévoir donc des indications pour l’ouverture. Penser aussi que ces coffrets une fois vides devront être évacués vers un conteneur spécialisé pour le recyclage. Penser à une remise à plat facile, le consom-acteur vous en sera reconnaissant.
Au chapitre de la sensibilité écologique et du développement durable, il est peut être intéressant d’orienter la conception du coffret vers une réutilisation de ce coffret, une seconde vie l’upcycling. Le principe de cette tendance est de concevoir le coffret aussi en vue d’une transformation en d’autres utilisations, d’autres contenants, boîte de rangement, mallette temporaire, dossiers, support de jeux, (puzzle, tangram, …), etc ….. La cohérence de cette deuxième utilisation avec le produit contenu peut être un atout supplémentaire.
A ce niveau toute votre créativité et de celle de vos fournisseurs peut être sollicitée.
Enfin, il nous semble que ces conditionnements, par la complexité de la communication imprimée, peuvent tomber sous le couperet de la loi Evin (Un juge des référés de Paris a affirmé que si le conditionnement d’une boisson alcoolique constitue une forte incitation à la consommation, il relève alors des dispositions législatives de la loi Evin) ; aussi, il est peut être nécessaire d’imprimer visiblement sur ces coffrets les messages sanitaires de modération de la consommation avec logo de mise en garde pour les femmes enceintes.
Type d’impression :
Parlons aussi du type d’impression. Comme nous sommes dans le domaine de la communication et de séduction, ici toutes les techniques, comme l’offset, l’impression flexographique fine, la sérigraphie, et le numérique, sont en première ligne. Probablement même, que pour obtenir une plus grande personnalisation, la combinaison du numérique avec les autres principe d’impression sera à envisager.
Tous les types de vernis sont aussi à prendre en compte, pour créer de l’émotion tactile et visuelle au moment de l’acte d’achat, et par la suite lors de la remise du packaging, à autrui come cadeau.
A considérer que lors de l’achat, le consom-acteur a souvent l’impression d’acheter un lapin dans un sac, car il ne peut gouter au produit contenu, qui est pourtant l’objet même de son achat.
Le packaging et la communication sur ces coffrets, sont donc là pour obtenir sa confiance.
On le sait, toute décision implique des émotions, et le poids des émotions est incontournable au moment de l’acte d’achat. Quoi de mieux que d’activer tous les sens de l’acheteur, et par là même ses émotions, pour créer chez lui de l’attrait pour le produit ?
Ces coffrets peuvent donc être de fabuleux emballages sensoriels, ou les sens de la vue et du toucher peuvent être activés. Au travers de ces deux sens, donner au consom-acteur une idée de l’importance que la possession du coffret peut représenter en comblant toutes ses attentes. En plus du choix de la forme, du décor, sont a disposition aujourd’hui par exemple, plusieurs type de vernis qui permettent d’avoir tous les types de toucher recherchés.
A - Voici quelques exemples de coffrets avec des produits identiques :
B - Les coffrets avec des produits cadeaux différents, dits GWP (Gift with Purchase) (exemple 4 bouteilles + verre, bouteille + pad, …) Les coffrets contiennent souvent des verres typiques de cet univers.
Attention, la valeur du cadeau ne doit pas dépasser un certain pourcentage du prix TTC du pack. Voir le code de la consommation de la DGCCRF : Ne sont pas habituellement considérés comme des primes, les objets publicitaires et les échantillons, à condition que leur valeur ne dépasse pas un certain pourcentage du prix de vente du produit ou du service acheté à titre principal : 7% s’il est inférieur ou égal à 80 € ou 5 € plus 1% au-delà de 80 €, et ce, dans la limite de 60 €. Ces coffres doivent aussi comporter la mention « échantillon gratuit ne peut être vendu ». Ce type de conditionnement permet à la marque d’être présente sur les lieux de consommation d’une manière encore plus prégnante et durable.
C - Autre type les coffrets avec d’autres produits de marque différente (co-branding) et/ou complémentaire (coffret régionaux)
Le Co-branding :
(Définition du Mercator : Association de deux marques non concurrentes et appartenant à deux entreprises différentes signant de façon temporaire (co-branding promotionnel) ou pérenne un produit ou une gamme de produits et services.)
Sur le marché de la bière cette pratique date déjà de quelques années, rappelez-vous le Picon-Bière et plus récemment le Suze pour Bière.
Aujourd’hui il y a d’autres synergies possibles, d’autres complémentarités à développer, ce sont de nouveaux marchés entre deux ou plusieurs marques, produits, etc… Certains de ces packagings développant la vente de produits régionaux (Brasserie de Bretagne avec fromages et soupe de poissons) (Produits basques).
Pourtant les coffrets utilisant le co-branding restent rares.
D - Les coffrets aux formes innovantes et suggestives, exemple : en forme de livres, en forme de tonneaux, etc , seront nos derniers exemples :
Reproduire la forme d’un livre pour un coffret est ouvrir, s’engouffrer dans un monde de connaissances, de madeleines de Proust. Cette forme est particulièrement propice à raconter une histoire.
Ces packagings offrent par ailleurs des surfaces imprimables importantes pour ce faire et sont bien assimilés à des cadeaux.
E – S’inspirer d’autres UNIVERS qui utilisent des coffrets:
Des packagings réalisés dans d’autres univers peuvent inspirer la création de coffrets surprenants et différentiant.
Comme nous l’avons rappelé dans notre article sur les packagings de l’Avent, une étude « Les Tendances en Emballage » réalisée par Mme Freidinger-Legay pour le salon « ALL4PACK », Salon de l’Emballage qui s’est tenu à Paris en novembre 2016, a démontré que les consommateurs sont en premier lieu en attente pour leurs packagings de services et de nouveaux designs.
Les études de tous ces coffrets, sont longues et complexes, prévoyez avec vos fournisseurs de les lancer longtemps à l’avance pour favoriser leur créativité.
Comme nous l’avons vu au début de cet article, les coffrets sont des outils promotionnels indispensables.
Les fournisseurs en s’adaptant à vos spécifications, vous feront gagner en originalité, en visibilité et en efficacité commerciale tout en recherchant les compromis nécessaires à une bonne maîtrise des coûts.
Retrouvez les autres parties du dossier Emballages Bières :
Introduction : Les Emballages des Bouteilles de Bière
I - Les Collerettes, Clips, Poignées et autres Emballages Portables
II - Packs, Hyper-Packs, Multi-Packs
Hors-Série : III - En Avent la Bière! La vague de fond des Packagings Calendriers de l’Avent
V - Présentoirs de Comptoir pour la Bière
Retrouvez tous les emballages cartons dans le catalogue Smurfit Kappa
Votre opinion sur le sujet nous intéresse, n’hésitez pas à nous en faire part! Merci.
« La rédaction »
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L’année 2016 a été une année riche pour le monde de la Brasserie, et ce à tous les niveaux. Que ce soit la production, la distribution ou la réglementation, tous les domaines ont connu de nombreux changement au cours de l'année. Alors que le nombre de micro-brasseries est en constante augmentation et que les réseaux de distributions se multiplient pour atteindre de nouveaux consommateurs, le monde brassicole a également avancé dans sa reconnaissance institutionnelle, avec de nouvelles lois et la mise en valeur de la culture bière belge par l’Unesco.
Portée par une culture de la bière retrouvée, cette redistribution des cartes s'accompagne d'une multiplication des goûts et des couleurs, qui redéfini les codes de la Brasserie en profondeur. Une petite révolution, qui remettrait presque en cause notre définition de la Bière. Lorsque l’on prend l’hétérogénéité des marchés au niveau international (des bières traditionnelles au mouvement craft beer, en passant par les bières collaboratives) et les attentes des divers acteurs et des consommateurs, on peut parfois se poser la question de savoir si la perception de la bière est bien la même pour tout le monde.
Revenons sur quelques évènements marquants de cette année 2016 :
Plus de 1000 Brasseries en France
Au mois d’octobre dernier, la barre symbolique des 1000 brasseries a été atteinte en France. Un retour à la normale diront certains... Après des décennies de standardisation et de concentration des moyens de production, il est vrai que le paysage brassicole français avait bien besoin d'un renouveau, car la culture et le goût de la bière eux n’ont jamais disparu ce qui explique certainement l’engouement des Français. Un renouveau bienvenu, qui n'est donc visiblement pas prêt de s'arrêter. Avec un nombre de brasserie en constante augmentation, les amateurs et zythologues de l'Hexagone n'ont pas fini de savourer leur plaisir !
Développement des Réseaux de Distribution : Caves, Ventes en Lignes et Grandes Distributions.
En parallèle de la production, la commercialisation de la bière connaît également un essor important. L'année 2016 a ainsi vu l’ouverture de plusieurs dizaines de nouvelles Caves à Bières, qui se font une joie de trouver des perles rares et de les présenter aux consommateurs, qu'ils soient avertis ou néophytes. Sans compter sur les caves à vins et les magasins gastronomiques et terroirs qui s’ouvrent à ces boissons locales.
Les sites de ventes en lignes ont eux aussi participé à ce renouveau en développant notamment de nouvelles offres et solutions packaging. Coffrets découvertes, calendriers de l'Avent bière… Ils n'ont pas manqué d'ingéniosité pour satisfaire les consommateurs et leur soif de découvertes.
L’autre nouveauté est l’ouverture des rayonnages des grandes enseignes aux microbrasseries et brasseries indépendantes en France. En effet, si cela est maintenant courant au Québec ou en Belgique, la production française ne permettait pas jusqu'alors l'approvisionnement régulier des chaînes de grande distribution. Pour que ces évolutions soient possibles, il aura fallu attendre que certaines des nouvelles microbrasseries françaises atteignent un seuil de production (ex : Gallia, Parisis, Ninkasi…) qui permettent l’approvisionnement régulier de ces chaînes (ex : Carrefour, Monoprix, Simply Market, Franprix…). Comme leurs homologues Belges ou Québecois, les consommateurs de l'Hexagone peuvent donc maintenant découvrir des productions locales sans pour autant passer par les circuits spécialisés.
Houblon : Crise du houblon et bière houblonnée
L’engouement autour des Bières de Microbrasseries doit beaucoup à leurs « nouveaux » goûts. L’utilisation de Houblons très parfumés venus des quatre coins du monde (Amérique du Nord, Australie, Japon...) doublée d’échanges de techniques entre brasseurs du monde entier, a en effet attiré de nombreux amateurs. Alors qu'ils ne consommaient que rarement cette boisson, ou avaient établi une fidélité à un nombre très réduit de marques et de types, ils ont (re)découvert de nouvelles saveurs, notamment avec les bières collaboratives. Cette nouvelle dimension donnée à la bière n'est cependant pas sans conséquences. On peut ainsi se demander si avec les aléas climatiques, ce n’est pas l’utilisation croissante de ces nouvelles variétés qui a provoqué une petite crise du houblon en 2015, marquée par une baisse de 30 à 40% de la production. Heureusement, la récolte de septembre 2016 et le développement de la filière dans le monde entier permettent d’envisager les prochaines années avec plus de sérénité et de possibilités.
Evolution des lois
En avril 2016, (mis à part la création de BtoBeer ! ☺ ) lors du Salon du Brasseur de St Nicolas de Port, les microbrasseurs ont décidés de se fédérer autour du Syndicat National des Brasseurs Indépendants (SNBI).
Le SNBI et le SNB (syndicat des Brasseurs de France) ont permis de faire évoluer les lois françaises sur la Bière, contrôlées depuis plusieurs années par la DGCCRF (Direction Générale de la concurrence et de la Répression des Fraudes) sur plusieurs points. Il en résulte le décret N°2016-1531 du 15 novembre relatif à la composition et à l’étiquetage des produits brassicoles. Les points importants de ce décret concernent d’une part l’autorisation de nouveaux ingrédients dans les recettes, notamment l’usage d’herbes et d’épices s’ils n’altèrent pas le goût du produit final par leur typicité, d’autre part la possibilité d’additionner à la bière toute matière végétale admise dans l’alimentation et celles à propriété colorante, et enfin sur l’ajout de miel ou de boissons alcoolisées si ceux-ci n’augmentent pas le degré alcoolique de plus de 0,5% en volume. Il faut dire que jusqu’alors, une bière comportant du miel n’était pas considérée comme une bière mais comme une cervoise. Les appellations et les labels restent encore à ce jour un peu floue (Bière d’Abbaye, Vin d’orge, Milk stout,…). Les différents acteurs continuent de travailler pour continuer à adapter aux mieux la réglementation à la réalité du marché.
De l’autre côté de l’Atlantique, au Québec, une nouvelle loi sur le développement de l’industrie des boissons alcooliques artisanales (PL88) et son règlement relatif à la vente de bière pour consommation dans un autre endroit, va enfin permettre aux Brouepubs (les Bar-Brasseries qui servent leurs propres productions sur place, à la différence des Microbrasseries qui n’assurent que la production) de vendre leurs bières à emporter. De nouvelles perspectives de développement s’ouvrent ainsi.
La Culture de la Bière Belge reconnue par l’UNESCO
Avec plus de 200 brasseries, 1500 types de bières et ses fermentations spontanées, la culture de la bière en Belgique est désormais reconnue par l’Unesco. Un bel hommage rendu aux Brasseurs (et Consommateurs !) Belges, qui ont su entretenir et développer cet héritage multiculturel (Allemand, Anglais, Espagnol, Flamands et Français) depuis plus de 1000 ans. Leurs homologues du côté du Nord et des Flandres Françaises pourront toutefois se sentir oubliés, eux qui l’ont également entretenu et qui auraient légitimement pu prétendre à la même reconnaissance. Gambrinus, le roi de la Bière Franco-Belge, n’est-il pas un personnage qui ignore les frontières ? Lui qui est soit né carillonneur à Fresnes-sur-Escaut, soit identifié à l’illustre Jean-sans-Peur, le Duc de Bourgogne, qui permit aux Flandres de devenir le centre de la culture du Houblon pour la Bière en Europe…
2016 restera donc dans les annales comme une année charnière pour la Bière. Marqués du sceau de la pluralité et de l'ouverture, ces douze derniers mois ont en effet apporté de nombreux changements au monde brassicole, à tel point que l'on pourrait presque parler de bouleversement tant notre perception de la bière a évolué. Mais cette évolution de la production n’est ni abstraite ni arbitraire ! Désormais reconnues par les réglementations, c'est bel et bien une réalité concrète (cf le Surréalisme et Magritte… ;) ). Alors même si CECI n’est pas une Bière, nous levons notre chope à toutes et à tous, en vous souhaitant une excellente et heureuse année 2017 !

Ref :
www.unesco.org/culture/ich/fr/RL/la-culture-de-la-biere-en-belgique-01062
http://france3-regions.francetvinfo.fr/alsace/houblon-la-recolte-2016-s-annonce-bonne-1084239.html
http://brasseurs-independants.fr/cga-modification-biere-snbi-brasseurs
www.lavoixdunord.fr/82780/article/2016-11-30/la-biere-belge-inscrite-l-unesco-pourquoi-pas-nous
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Les étiquettes des bouteilles de bières en 2016 reflètent totalement leur époque et leur secteur : un marché dynamique, (in-)novateur et hétéroclite dans une période où l’échange d’informations de masse continu permet à la fois de démultiplier les recombinaisons d’idées les plus diverses et variées, et à la fois d’en faire ressortir les plus singulières.
Depuis plusieurs mois, nous parcourons les Brasseries et les Caves à Bières de la Planète (France, Québec, Belgique et Allemagne) et nous vous proposons dans cet article une sélection -non exhaustive- des étiquettes qui nous ont le plus marqués cette année et ce pour différentes raisons : qualités graphiques et d’illustrations, présentations, découpes,...
Design d’Etiquettes : Mashup, Blend et Bootleg !
Les styles de design graphiques sont étroitement liés à l’Histoire industrielle et donc à la Publicité et aux techniques de productions des médias (de l’enluminure au Numérique, en passant par les caractères métalliques mobiles de Gutenberg, la Photographie et l'Offset) qui prend elle-même ses sources dans l’Art et le quotidien. Le design d’aujourd’hui est donc très hétéroclite car de multiples influences sont souvent combinées, sans compter avec la nature du brief du client et la touche du Designer. En cela, nous avons essayé de les regrouper dans de grandes catégories stylistiques mashupées ! (& même si cela n’est pas toujours évident), et puis au delà des styles, ces étiquettes ont toutes leurs propres personnalités.
Art Nouveau, Arts & Crafts:
Typographie élaborée, utilisation d’illustrations « traditionnelles » ou anciennes, design linéaire utilisant des formes naturelles.
Post Moderne & Naïf
Un mélange d’Impulsivité, de collages, de jeux sur les titres, de couleurs, simple et ludique.






Réalisme Héroïque et Bande Dessinée
Entre les images fortes de propagande ou de promotion d’idéaux, et les aventures légendaires et fictives.














Réalisme Héroïque et Bande Dessinée : catégorie Troll
Le monde de la bière compte beaucoup de Divinités et de créatures Légendaires, on aperçoit souvent des lutins et des trolls…
Réalisme Héroïque et Bande Dessinée : catégorie Drôle-Décalé
Parce qu’on est bon vivant…
Tattoo, American Kitsch & Deathcore
Une grosse catégorie mélangeant des styles undegrounds et urbains.






Psychédélique, Grunge, Tag & Graf
De l’illusion d’optique à la texturisation.
Art Déco, Futuriste et « Flat »
Regroupés ensemble pour l’utilisation des lignes et de la géométrie, ainsi que pour l’utilisation des espaces négatifs.
De belles idées.
Présentations :
Découpes :






Sérigraphies :
Un Chaleureux Remerciement à La Moustache Blanche, La Glacière de l'Est, Paris Saint Bière, The Beer Shop Basfroi et Escale Bière.
N’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires et/ou à nous envoyer vos plus belles étiquettes.
Best Of 2017 - Best Of 2018 - Best Of 2019 - Best Of 2020 - Best Of 2021 - Best Of 2022
Dossier Créer une Etiquette de Bière :
Partie 1 : Obligations Légales
Partie 2 : Aider et Eduquer le Consommateur !
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Calendriers de l'avent : en avant la bière
Cette année, nous avons été enthousiasmés par le nombre et le succès de Packagings - Calendriers de l’Avent de Bières que l’on trouve quasiment chez tous les distributeurs et caviste de bière en France et dans de nombreux pays. Certains sites ont même épuisés leurs stocks de ces packagings dès le début du mois de décembre, d'autres se mettent à les distribuer plus tôt dans l'année. Nous nous sommes donc pris au jeu et avons faits nos recherches pour mieux comprendre ce phénomène et son engouement!
1 - Un peu d’histoire :
Les Calendriers de l’Avent sont une tradition assez récente, soutenus et pérennisés par la féerie que représentent les fêtes de Noël.
La période couverte par ces calendriers va normalement du 4ème dimanche avant Noël jusqu’à la veille de Noël. Aujourd’hui, plus communément et plus commodément ce calendrier va du 1er Décembre au 24 décembre.
L’Advent (aujourd’hui Avent) du latin adventus, signifie avènement (arrivée), essentiellement préparer la venue des fêtes de Noël.
La tradition de se préparer aux fêtes de Noël est née il y a bien longtemps mais a été revivifiée en Allemagne au milieu du XIXème siècle.
Pour se préparer spirituellement aux fêtes de Noël, mais surtout pour faire patienter et intéresser les enfants à cette grande fête. A cette époque on distribuait chaque jour, des images pieuses séparées.
Avec les évolutions techniques et des matériaux des emballages, on a pu par la suite cacher ces images derrières des fenêtres détachables et numérotées dans un calendrier rigide en 3 dimensions. On ouvrait ces fenêtres jour après jour. Une dimension ludique lui était ajoutée.
Le packaging du Calendrier de l’Avent était né.
(ci-contre : Les Images distribuées en Allemagne à l’époque - Source : www.notrefamille.com)
Aujourd’hui, ces calendriers-packagings peuvent prendre diverses formes, suivant la fantaisie et la créativité de chacun, mettant en valeur des aspects artistiques, ludiques ou religieux inhérents à l’objet.
Pour susciter la curiosité des enfants et leur permettre de patienter, dans les années 1950 on a commencé par cacher des chocolats dans ces calendriers et de fil en aiguille on a fini par cacher toutes sortes de petits cadeaux, des friandises, des figurines etc.
Le processus de l’ouverture d’une fenêtre par jour, aiguise la curiosité des utilisateurs et les cotés pratiques, ludiques et religieux feront le succès de ces calendriers.
Des émigrés amenèrent cette tradition dans leurs bagages aux US, en Australie, et dans d’autres pays. La mondialisation de cet objet et de son concept était lancée. Au fil du temps, la signification religieuse s’est estompée, et le coté marketing de l’objet a pris le pas, mais cela n’a pas gommé totalement l’objectif puisque la dénomination et le caractère saisonnier du Calendrier de l’Avent sont gardés.
La marchandisation de toute chose aidant, va pousser divers producteurs à profiter de cet engouement pour valoriser des produits, sans jamais oublier les cotés artistiques et ludiques du contenant, tout en aiguisant la curiosité et le plaisir pour le contenu.

(Source : www.lovapourrier.com) (Source : www.teteamodeler.com)
Puis, entre autres Lego, Barbie, des chocolatiers etc.. se sont emparés de ce concept et de cette tradition en proposant des calendriers personnalisés à la marque et au produit :




© Lego - © Barbie - © Fairtrade - © Kinder
Malgré ces évolutions, la magie de la fête reste, et l’on peut même en construire soi-même, en cachant derrière les fenêtres des petits mots personnels ou de bonnes actions à réaliser, …. Tout ce qui pourrait créer du lien social, familial, et de la convivialité.
2 – De la Bière de Noel au Coffret de l’Avent
L’accroissement concomitant du marché des bières spéciales, des micro-brasseries, et des circuits de ventes (les caves à bières indépendantes ou dans la GMS, les rayons spécialisés, et enfin et pas le moindre : les ventes en lignes) favorisent naturellement la découverte de nouvelles bières, il existe donc déjà sur ce marché des packs, des coffrets de dégustation, des coffrets saisonniers (bières de Printemps, Bières de Noel, etc…), des coffrets cadeaux, etc …
C’est donc tout logiquement que ces Packagings de l’Avent se sont inscrits dans ces développements en prolongement des packagings préexistants. Mais ce nouveau concept de Calendriers de l’Avent Bières ajoute aux précédents contenants des cotés traditionnels, ludiques, festifs, artistiques et conviviaux ce qui aiguise la curiosité et le plaisir de la découverte du consommateur et à l’évidence favorise l’acte d’achat, en effet cela représente une forme « d’achat groupé » et leurs prix de vente rentrent complètement dans la moyenne du panier dépensé actuellement dans les caves à bières (entre 30 à 70€ à Paris, 100$ à Montréal).
Les calendriers de l’Avent Bières vendus sur internet, sont distribués par messagerie et évidemment pour assurer la protection des bouteilles, leur conception sera différente et adaptée à ce circuit logistique. Dans le même esprit de protection, pour préserver les belles impressions extérieures et parfois l’anonymat, ces packagings peuvent être suremballés dans des caisses basiques neutres.



Un exemple de Calendrier de l'avent Bière développé par Smurfit Kappa décliné pour la Coupe du Monde de Football, calendrier disponible pour Bouteilles et Canettes de Bière
A l’époque de l’eco-friendly, du « Paper art » et des objets « cardboards », les nouvelles générations sont également friandes de ces emballages carton, produits à partir de papier recyclé, facilement recyclables, et pratiques à disposer dans les bacs ad hoc.
Ces Packagings de l’Avent représentent donc une belle opportunité de se différencier et de mettre en valeur la Bière dans une période ou l’on consomme généralement d’autres boissons pétillantes traditionnelles (Champagne, Blanc de Blanc,…).
Voci ci-après quelques exemples de ces conditionnements développés par des brasseurs ou des distributeurs du monde entier :
1 -mabiereartisanale.fr, bieronomy.com , biere-discount.com , beerwulf.com : Caisses à ouverture par le haut, ouverture selon découpe : rond, carré,..
et Beercartel.com.au : qui propose plusieurs confections : caisse avec plusieurs coffrets, caisse imprimée, caisse portefeuille, ……
2 - Ukcbn.co.uk/, unepetitemousse.fr/, belbiere.com/ : Caisses avec prédécoupes des fenêtres latérales, pour extraire les bouteilles de bières:
3 - Saveur-biere.com/, : Caisses avec prédécoupes latérales mais avec une impression ludique qui a beaucoup fait le buzz.
4- Bieres-et-chopes.fr : une caisse hexagonale avec ouverture par le haut réaliseé par Smurfit Kappa Poitou
5 - Beerhawk.co.uk : Une autre caisse avec prédécoupes latérales avec une impression quadri chromique tout à fait de circonstance :
6 - Notonthehighstreet.com : Une caisse à montage entièrement manuel, explorant d’autres formes. Nous trouvons ce mimétisme avec le sapin du plus bel effet circonstanciel.
ET APRÈS Noël : pour continuer de surfer sur la vague, certains brasseurs ou distributeurs ont déjà imaginé dans la continuité, des Packagings-Calendriers de l’Après. Nous trouvons ces nouveaux packagings drôles et originaux, voir les sites : Unepetitemousse.fr, Vandb.fr, Phillipsbeer.com
Ces quelques exemples démontrent, que ces conditionnements sont de véritables supports évènementiels, d’opportunités à saisir et de développements des ventes saisonniers. Ils feront merveilles dans les rayons de la grande distribution, sur les étals des caves à bières, magasins spécialisés et ou sur les sites d’e-commerce.
Vu le développement des ventes de l’ensemble des bières en France (3,1% en 2015 au total), ces conditionnement représentent pour les bières spéciales et les prémiums, un moyen de se différencier, sur ce marché, par le concept et toutes les possibilités d’impressions et de formes imaginables. Comme déjà dit, les concepteurs des fournisseurs ne sont pas avares d’innovations, et nous en connaissons chez notre partenaire Smurfit Kappa qui se feront un plaisir d’étonner et surprendre vous-même et vos consommateurs.
Une récente étude « Les Tendances en Emballage » réalisée par Mme Freidinger-Legay pour le salon « ALL4PACK », Salon de l’Emballage qui s’est tenu à Paris en novembre 2016, a démontré que les consommateurs sont en premier lieu en attente pour leurs packagings de services et de nouveaux designs. Profitez-en. Le tableau joint, tiré de cette étude, vous donne aussi toutes les autres fonctions que les emballages devraient avoir. Plus haut, nous avons insistés sur la forme ou le design, mais toutes les autres attentes listées sont à prendre en considération. Par exemple les diverses possibilités de réutilisation de ces packagings par les consommateurs, qui peuvent être des éléments facilitant le ré-achat et ainsi la fidélisation à la marque et au produit.

Les études de ces Packagings - Caldendriers de l’Avent, sont longues et complexes, prévoyez dès maintenant de lancer des offres pour l’année prochaine.
Nous sommes sensibles à vos opinions sur le sujet, A vous lire ! :)
Mise à jour - Septembre 2019
Fiche produit Calendrier de l'avent dans le catalogue
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Dans ce second dossier, nous allons aborder plus particulièrement les packs, hyper-pack, multi-pack de 2 à 48 bouteilles de bière (packs plus ou moins fermés).
Le pack ou l’hyper pack ou le multi-pack ce sont d’abord des emballages secondaires facilitant la manutention et le transport, grâce à une poignée. Ils regroupent un certain nombre de bouteilles en les protégeant des chocs. Enfin une large surface d’impression supporte une communication accrocheuse permettant la reconnaissance instantanée des packs par le consommateur toujours aussi pressé et gourmand.
Tout d’abord un peu d’histoire :
Les packs à montage manuel puis à montages automatiques existent depuis très longtemps, les brevets en témoignent :

Brevet Américain US2314895 (A) de 1943 ― 1943-03-30
Le développement se fait à partir de 1960-1965 avec l’arrivée de machines Wrap semi-auto et auto mais aussi grâce à la demande des consommateurs pour l’achat groupés de bouteilles de bière. Ces premiers packs étaient en carton ondulé de cannelure B puis très rapidement en micro-cannelure. Les brasseurs ne se firent pas prier pour développer ces emballages car ils contribuent à augmenter les ventes grâce aux achats groupés de bouteilles,
Le carton ondulé est alors en première ligne car rigide, il offre une mécanisation plus facile et une protection des bouteilles efficace à toutes les cadences et dans toutes les conditions.
Par la suite, les machines de plus en plus sophistiquées et rapides ont utilisé du papier kraft de haut grammage. Ce qui réduit le poids du pack, mais ne protège plus aussi bien les bouteilles des chocs.
L’art de l’emballage, c’est l’art du compromis, il faut ainsi faire des choix.
Les consommateurs se sont habitués à manipuler ces packs avec plus de précautions.
Ces packs sont des unités de ventes consommateurs (UVC) et à ce titre font l’objet de toutes les attentions des marketteurs, au niveau communications et formes.
Le pack le plus simpliste serait peut être le code N° 406 du FEFCO Code, qui est un simple Wrap :

Pour séduire les consommateurs modernes il faut sûrement ajouter au packaging des bouteilles de bière, des services dont une poignée pour aider au transport, des aménagement pour que les bouteilles ne s’entrechoquent pas pendant les transports ainsi que des systèmes d’ouvertures et re-fermeture facile, sans oublier la remise à plat facile enfin d’évacuer aisément les emballages vides.
Il existe trois types de pack :
- les packs fermés (on ne voit pas les bouteilles)
- Les packs ouverts sur deux petits cotés et parfois montrant les cols des bouteilles
- les packs ouverts sur le dessus formant panier (appelés Basket aux US)
1 – Les packs pionnier en Carton ondulé des années 1970, et un des packs d’aujourd’hui en kraft
Ils ont surtout pour fonction de regrouper un maximum de bouteilles, pour augmenter les ventes groupées. Ils protègent très bien de la lumière les bouteilles et en conséquence la bière. La bière va ainsi conserver tout son potentiel de conservation.
Les surfaces d’impression importantes permettent une bonne communication avec le consommateur.
2 – Les packs ouverts sur deux cotés cols apparents ou non.
Ces packs utilisent en général peu de matière, et sont donc des plus eco-friedly.
En général ils montrent une grosse partie des bouteilles. Les sens de la vue et du toucher du consommateur sont ultra sollicités, il faut en conséquence soigner les impressions et les formes. De même les poignées quand elles existent doivent être confortables et résistantes.
3 – Les paniers pour les zythologues et autres amateurs de bière. Ils sont plus ou moins ouverts sur le dessus.
L’utilisation de ces paniers par les consommateurs est intéressante pour lui car non seulement il accède facilement aux bouteilles, mais par la suite il peut le réutiliser en mettant les bouteilles vides à l’intérieur et amener facilement le tout vers les poubelles de recyclage pour le tri et l’évacuation. Ces paniers peuvent aussi être réutilisés.
Ces Packs ouverts permettent en plus le panachage de type de bière, par exemple pour une promotion de dégustation.
Ils peuvent même être livrés à plat chez le distributeur ou le point de vente et l’amateur de bière le rempli selon son envie en faisant son marché dans les diverses sortes de bières disponibles.
Dans les packs de type 2 et 3 ci dessus, le consommateur peut toucher aussi bien les bouteilles que leurs habillages. Son sens du toucher sera donc en plein action, des efforts doivent être fait de manière à ce que les sollicitations tactiles soient agréables.
Par ailleurs, ces packs permettent de donner libre cours aux concepteurs pour étudier des formes toujours plus attractives et reconnaissables. Les formes sont un moyen de personnalisation important et les concepteurs packaging ne sont jamais à court de propositions. Les formes sont perçues comme une impression en 3D, en fait une sorte de réalité augmentée pour aider le consommateur a reconnaitre l’emballage ou pour provoquer sa surprise.
Les consommateurs y sont de plus en plus sensibles : il est donc important de soigner la communication et les formes pour favoriser le premier achat, mais aussi pour fidéliser vos consommateurs en favorisant le ré-achat.
Dans ces nouvelles formes nous avons sélectionnés ci-dessous :
- un pack-portable développé par une étudiante Mlle Alessia Sistori à Berlin, appelé Merbier. Je le trouve très séduisant et accrocheur, et bien dans la tendance actuelle de recherche de visuels innovateurs :
- un pack sous forme de tonnelets développés par une société italienne SK Orsenigo
- un pack à base carrée produit par une société française de Carquefou : SK SIEMCO
- un pack a forme triangulaire développé par SK Etampes
- un pack a forme hexagonale développé par une société française de Carquefou : SK SIEMCO
- un pack en forme hexagonale développé par une société française d’Epernay: SK Epernay






Pour la forme des poignées se reporter à l’article N°1, pour en assurer le confort de manutention et la résistance
Dernier détail, la bière craint la chaleure le froid ainsi que les écart brusques de température.
Elle craint aussi la lumière, le temps qui passe et même pour certaine bière re-fermentée en bouteille les manipulations brusques.
Avec ces packs nous avons souvent toute ou partie de la bouteilles exposée à la lumière.
Le choix du traitement du verre est important. Mais pour tenir compte de ces sensibilités il nous semble nécessaire que soit imprimé sur ces packs des conseils de conservation adéquats.
Nous parlerons dans le prochain article des coffrets et autres emballages premiums
ENFIN nous sommes intéressés par votre ressenti par rapport au contenu de ce deuxième article















































































































































































